Bracketing avec GIMP : assembler des images bracketées pour une photo bien exposée

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Pose partageLogicielsGimpAssembler un bracketing Si vous avez lu notre tutoriel sur le bracketing, vous connaissez le but de cette technique, et vous savez qu'en l'utilisant votre APN produira plusieurs fichier pour une seule photo au final. Mais comment assembler ces fichiers pour obtenir une unique photo, bien exposée ? C'est le but de ce tutoriel vidéo qui vous apprendra à utiliser les masques de fusion pour exploiter un bracketing !

Petit rappel sur le bracketing

Tout d'abord, si vous ne l'avez pas déjà fait, je vous conseille de lire le tutoriel consacré à la prise de vue bracketing. Ce tutoriel vous explique en substance que le bracketing, c'est un moyen de gérer les cas de forts contrastes de lumières, par exemple une partie de la photo très sombre, une autre partie très éclairée. Le principe est donc de prendre plusieurs photos successivement (généralement trois) : une exposée normalement, une sous-exposée, une sur-exposée. L'appareil déclenche donc 3 fois, et produit 3 photos. Vient ensuite le temps de rassembler ces 3 fichiers pour n'en faire qu'un, qui doit idéalement réunir le meilleur des 3 images d'origine !

La marche à suivre

Avant de voir le tutoriel vidéo, je vous explique le cheminement à adopter. Tout d'abord, ouvrez toutes vos images dans GIMP (deux ou trois normalement), sur la même session de travail. GIMP doit alors vous créer, dans votre projet en cours, plusieurs calques. Chaque calque correspond à une photo bracketée : pensez simplement à trois tirages papier que vous auriez empilé sur une table. En regardant au dessus, vous ne voyez que l'image qui est au dessus de la pile !

Nous allons ensuite créer un masque de calque sur le calque le plus haut. Un masque de calque (parfois appelé masque de fusion) est un outil qui permet de définir quelles parties du calques doivent être visible et quelles parties doivent être cachées. L'idée est ensuite de définir quelles partie du masques seront des parties d'images à rendre visibles, et quelles parties seront des parties d'image à rendre invisible. Tout ce qui est en noir sur le masque est invisible sur la photo. Tout ce qui est en blanc est complètement visible. Entre les deux, les dégradés permettent de jouer sur les nuances !

Vidéo pas à pas pour assembler des images bracketées sous GIMP Voici à présent la marche à suivre dans le logiciel GIMP : Vous savez maintenant exploiter vos bracketings ! Vous savez à présent utiliser les calques et les masques sous GIMP pour assembler plusieurs photographies. L'idée est toujours la même : cacher certaines parties d'une image pour montrer ces mêmes parties sur l'image située en dessous.

Un appareil photo numérique enregistre le courant électrique généré sur chaque photosite du capteur pendant le délai défini par la vitesse de prise de vue. Le courant électrique généré par un photosite est transformé en information unitaire avec une précision qui dépend de la dynamique du capteur. La dynamique d’un capteur est son aptitude à enregistrer des détails dans les zones les plus claires et les zones les plus sombres du sujet. Elle s’exprime en IL (indice de luminance). Le critère le plus important qui détermine la dynamique d’un capteur est la surface du photosite en micromètre. Plus sa taille est grande plus la dynamique sera grande car moins le courant généré aura à être amplifié pour reconstituer un pixel de l’image. Un capteur a une dynamique de 10 à 12 IL (jusqu’à 16 IL pour les APN professionnels).

La dynamique d’un capteur diminue avec l’augmentation de la sensibilité car le bruit généré par l’amplification du courant électrique produit par le photosite atténue les détails. Pour une image, on parle en réalité de plage tonale (étendue des tons enregistrés). L’objectif est de ramener la dynamique de la scène à celle qu’est capable d’enregistrer le capteur, donc d’éviter les scènes trop contrastées qui vont présenter des hautes lumières cramées et des basses lumières complètement bouchées. Un fichier Raw (codé sur 12 à 14 bits) enregistre beaucoup plus de nuances qu’un fichier Jpeg (codé sur 8 bits) dans lequel les nuances proches sont regroupées pour diminuer le poids du fichier. Photographier en Raw permet de conserver la sensibilité native du capteur. Moins le signal du capteur est amplifié, meilleure sera la dynamique de l’image.

Leur dimensionnement et l’ergonomie de l’objectif jouent un rôle clé. En se plaçant convenablement par rapport au sujet, il est possible d’éviter les écarts de contraste trop importants, notamment les contre-jours trop brutaux. La notion d'« exposer à droite » se réfère à l’histogramme : Exposer à droite signifie sur-exposer légèrement l’image pour récupérer des détails dans les hautes lumières, tout en en conservant un maximum dans les ombres. L’utilisation d’un filtre dégradé à la prise de vue permet de diminuer localement l’exposition et donc de ramener la dynamique du sujet à un niveau compatible avec ce que le capteur permet de reproduire.

Plusieurs outils de GIMP permettent d’étendre la plage dynamique d’une image. Mais comme on n’utilise qu’une image, on va simplement récupérer au maximum la plage tonale enregistrée par le capteur mais masquée dans les hautes ou les basses lumières. Les traitements effectués permettent donc seulement de faire ressortir des détails enregistrés en s’assurant que le fait de faire émerger les détails dans les hautes lumières ne va pas masquer les détails dans les basses lumières. Ils consistent donc à traiter indépendamment les hautes et les basses lumières. La possibilité de traiter indépendamment les tons sombres et les tons clairs est apparue avec la version 2.10 de GIMP (Couleurs/Tons sombres-Tons clairs…).

En jouant sur les curseurs des deux niveaux de tons, il est possible de faire apparaître des détails dans les hautes et basses lumières. Appliqué au masque du calque supérieur, ce dégradé rend le calque supérieur de plus en plus transparent en passant du blanc au noir. Dans le traitement décrit ci-dessus, on remplace l’utilisation du dégradé par un masque reproduisant l’image en noir et blanc. Le masque joue le même rôle que le dégradé dans la technique précédente : les tons gris et noir du masque rendent le calque supérieur plus ou moins transparent selon la densité du noir. Les hautes lumières étant traduites dans des tons proches du blanc dans le masque, elles ne sont pas atténuées alors que les parties les plus sombres traduites par des gris plus ou moins sombres jusqu’au noir sont effacées et laissent apparaître le calque inférieur avec les zones que l’on veut conserver dans leurs nuances d’origine.

Certains greffons de GIMP permettent d’obtenir un effet pseudo HDR. Il s’agit notamment des deux greffons hdr-eff et hdr-eff-plus. Les scripts sont accessibles depuis le menu Script-Fu/Enhance. Pour réaliser une photographie HDR, il faut capturer lors de la prise de vue l’ensemble des faibles comme des fortes lumières. Il va donc falloir réaliser plusieurs photos (minimum 3) en faisant varier le temps d’exposition sur l’APN, tout en gardant tous les autres paramètres exactement identiques. Les APN un peu évolués disposent d’une fonction bracketing d’exposition permettant de réaliser ces prises de vue de manière automatique : une photo est correctement exposée, une sous-exposée pour récupérer des détails dans les hautes lumières et une sur-exposée pour récupérer des détails dans les ombres. L’écart d’exposition entre les photos est dans ce cas réglable entre 1 et plusieurs IL.

Exposure Blend est le greffon de GIMP qui permet de fusionner 3 photos pour obtenir un effet HDR. L’interface permet de sélectionner les 3 images nécessaires au traitement. Blend Mask Blur Radius définit le rayon du flou gaussien qui s’applique aux masques de calques. Plus la valeur entrée est élevée, moins l’image est contrastée. Blur Type/Edge Protection indique le type de flou, gaussien ou sélectif, qui sera utilisé dans les masques de fusion. Une fois le traitement terminé, l’image HDR créée dispose de 3 calques dont on peut modifier l’opacité pour obtenir le résultat recherché. Une fois le résultat obtenu, on aplatit l’image (Image/Aplatir l’image) et on peut améliorer le résultat final, notamment en augmentant le contraste et la saturation.

Quand la lumière est capricieuse et fait le grand écart entre très sombre et très clair, il n’y a pas cinquante solutions: le contre-jour ou le HDR. Ici nous allons nous concentrer sur un cas typique: une prise de vue dans une église: nous avons un écart très important entre l’intérieur qui est très sombre et les vitraux qui sont très clairs. Nous allons donc passer tout ça la moulinette de Gimp mais il y a un souci: Gimp ne gère pas le HDR ! En tout cas pas nativement. Il va donc falloir tricher !

Comme nous l’avions déjà vu dans l’article sur les principes du HDR, quand une image ne suffit pas à couvrir tous les tons d’une scène, il faut en prendre plusieurs à différentes expositions. Tous les appareils photos récents sont capables de faire la prise de vue automatiquement. Principale règle à respecter: vos photos doivent être prises avec un cadre exactement identique. Pour rappel, le HDR permet d’obtenir une gamme de luminosité supérieure à une prise de vue numérique classique. En gros, une image HDR est capable de rendre avec autant de détails des zones très sombres et très claires.

Nous allons fusionner nos trois images de façon à ne garder que les informations qui nous intéressent sur chacune. Ouvrez les trois photos dans le même projet Gimp et renommez les calques selon la luminosité de l’image: « sombre », « clair » et « moyen ». Nous allons maintenant jouer avec la transparence pour ne garder que ce qui nous intéresse des calques « sombre » et « clair ». Le masque « Copie du calque en nuances de gris » permet d’ajouter de la transparence selon la luminosité des pixels: les plus sombres seront les plus transparents et les plus clairs seront les plus opaques. Pour le calque « clair », le principe est le même mais nous voulons un masque inversé.

Faites un clic droit sur le calque « clair », choisissez « ajouter un masque de calque ». Le plus gros est fait ! Tout le reste n’est qu’ajustement. Certaines zones sont entourées de halos: C’est probablement que vos images ne sont pas parfaitement alignées. L’image est trop claire/trop sombre: Ajustez respectivement l’opacité du calque « sombre »/»clair ». Le contraste global de l’image est faible: c’est tout à fait normal et c’est une contrepartie du HDR. Nous avons gagné pas mal de détails par rapport au début. Les vitraux sont plus marqués tout en gardant visibles les détails de l’intérieur. On note tout de même qu’une partie du vitrail gauche est cramé. Cette façon de faire une HDR est probablement une des plus simples qui existent.

On est très loin des outils de fusions d’exposition dédiés au traitement HDR qui proposent des algorithmes de tone mapping puissants, mais je trouve que ça marche bien. Le résultat obtenu est intéressant car il donne un résultat très naturel qui est loin des excès du genre. On voit tellement de HDR moches qu’il faudrait monter une association pour se battre contre ça. Salut à Tous! Je me lance pour un deuxième tutoriel avec The Gimp. Le but de la manœuvre est de récupérer le maximum d'informations à partir d'une photo prise dans des conditions de forts contrastes entre le ciel et la terre.

Ici, j'utiliserais une photo prise par temps orageux: On voit sur cette image que le bas est correctement exposé, mais le haut est un peu cramé, on n'a pas trop de détails dans la texture des nuages et ça ne rend pas bien compte de l'ambiance du moment avec un ciel orageux (nuages noir). En partant de la même photo, il faut d'abord faire deux versions différentes, une sombre pour le ciel, et une claire pour le sol. Pour ce faire, j'avais shooté en raw (ce qui est conseillé mais pas obligatoire pour ce traitement) et j'ai effectué un développement à Gamma=1 et un autre à Gama=2.3. Sinon en partant d'un Jpeg, je vous conseille de jouer avec les niveaux (Couleurs > Niveaux).

Au final, j'obtiens les deux photos ci-dessous: Le but est de récupérer le ciel de la première et le bas de la seconde. Ensuite, j'ouvre mes deux images avec the Gimp (comme deux calques d'une même image): Puis j'ajoute un masque de calque à la photo supérieure. Le masque de calque permet de faire apparaître ou disparaître tout ou partie du calque auquel il s'applique. Toute les parties pour lesquelles le masque de calque est peint en noir seront transparentes et donc n'apparaitront pas et toutes les parties pour lesquelles le masque de calque est peint en blanc seront opaques et donc visibles (avec toutes les nuances qui vont bien pour les tons grisés).

Puis d'utiliser un dégradé noir vers blanc pour peindre le masque de calque afin d'obtenir l'image finale. Le diaporama suivant permet une comparaison entre les trois images. Après, pour ceux qui sont intéressés, j'ai fait un petit script Gimp pour obtenir un effet desaturé assez sympa. Je mets dans la galerie du dessous la photo fusionnée telle qu'obtenue suite aux étapes précédentes, puis la photo après application du script. Et comme j'aime bien cette photo, je mets également une version noire et blanc et une sépia. Comme il s'agit de mon premier Tuto Gimp, je ne sais pas si j'ai assez détaillé, ou trop détaillé, si c'est intéressant, inutile, donc merci de vos éventuels retour...

La photo HDR est un ensemble de techniques et de méthodes photographiques et de post-traitement qui permettent de surpasser les capacités de nos appareils photo afin de créer des images à grande plage dynamique. HDR pour High Dynamic Range : mais c'est quoi ? HDR (high dynamic range, grande plage dynamique ou grande gamme dynamique) est devenu au fil du temps un terme photo un peu fourre-tout, qui regroupe des méthodes et des techniques permettant de réaliser des images à grande plage dynamique. Le principe est de prendre plusieurs photos exposées différemment et de les fusionner pour obtenir une image finale bien exposée dans toutes les zones.

Le bracketing consiste à prendre la même photo plusieurs fois avec plusieurs réglages différents. Dans le langage photographique courant, quand on parle de bracketing on parle souvent de bracketing d’exposition. Ces trois photographies sont alors enregistrées sur votre carte mémoire, sous la forme de trois fichiers différents. Et ensuite, que faire de ces 3 photos brackettées ? L'intérêt est de pouvoir combiner les trois photos grâce à un logiciel de retouche, pour n'en faire qu'une seule au final.

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La suite explique comment assembler et ajuster ces images avec des masques de fusion et des dégradés, et comment exploiter les outils HDR dans GIMP et via des plug-ins pour obtenir des résultats réalistes ou artistiques.

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