Scribus, c’est un logiciel de mise en page libre, qui permet de réaliser des affiches, des tracts, des brochures, des magazines ou même des livres !
Gimp est plutôt fait pour traiter une image, dès que tu veux mettre du texte, faire des interactions entre différents objets etc, c’est galère. Donc c’est ce à quoi sert Scribus.
Scribus n’importe pas les photos ni les polices à l’intérieur du document de travail. Le fond perdu permet de mettre une espèce de liseret autour du document dans lequel tu peux faire déborder les images.
Les bases et les outils pour définir l’arrière-plan
Forme géométrique : cliquer sur le carré noir dans la barre d’outil ou utiliser le raccourci clavier « s ». Filet : C’est un trait que tu pourras customiser. Parfois les mêmes propriétés semblent être dans les deux cadres comme la propriété « couleur » pour les cadres de texte. La boite de propriété bugge un peu et parfois elle ne veut pas s’agrandir. On peut se créer une palette de couleur : édition -> couleur et fond -> ajouter. Ça permet aussi de changer le modèle colorimétrique (RVB ou CMJN) si tu te rends compte que tu n’as pas choisi le bon truc suivant l’impression finale.
Des propriétés sont assez évidentes. La grille d’interlignage, ça sert à faire que tes lignes de textes soient en face dans tes colonnes ou tes pages en vis-à-vis.
Gabarits, pages et organisation
Tu peux lier des cadres de textes pour que le texte passe de l’un à l’autre quand il est trop long (très pratiques pour des magazines ou des livres) : sélection du premier cadre > raccourci clavier N (ou icône dans la barre d’outil) > sélection du second cadre. Quand le texte est trop long pour le cadre, un petit carré rouge barré s’affiche en bas à droite du cadre. On peut ensuite reprendre la taille du cadre indépendant de la taille de l’image avec F3 > Mise à l’échelle libre. Pour voir la résolution de l’image et s’assurer qu’elle est pas trop pourrie : clic droit > info. Une page s’affiche qui sera le gabarit type. Tu peux en créer plusieurs, par exemple une page gauche, une page droite et une page vierge. Ensuite tu appliques tes gabarits en faisant un clic droit sur une page > Appliquer un gabarit.
Tu peux aussi utiliser la fenêtre « Organiser les pages » pour avoir une vue d’ensemble et décider quel gabarit appliqué à quelle page grâce à une glisser-coller des gabarit sur les pages. / !\ les éléments que tu mets sur tes gabarits apparaissent sur tes pages mais ne sont ni sélectionnables ni modifiables.
Calques, contenu et modèle de document
Quand tu fais un gros projet qui comprend beaucoup de page, tu peux utiliser des styles de paragraphes ou de caractère. On peut travailler avec des calques, comme sur Gimp. / !\ Par défaut tu ne peux pas sélectionner ni modifier les calques sur lequel tu n’es pas positionné·e. Une fenêtre d’outil permet de gérer les dispositions des objets dans l’espace. / !\ Par défaut les éléments ne sont pas sélectionnables ni modifiables en mode aperçu, mais tu peux les rendre modifiables en cliquant sur la flèche tout à droite de la barre d’outil. Tu sélectionnes ensuite le mode aperçu représenté par un oeil et tu cliques sur le style à plumes. Ça t’affiche un récap des problèmes du document (cadre vide, image en mauvaise résolution, cadre de texte sortant...).
Gestion des images et des cadres
Le cadre bleu délimite la zone des marges. Le cadre rouge délimite le bord du document final. Enfin, si tu as défini un fond perdu, tu auras un troisième cadre, noir dans tous les cas. Il délimite la fin du bord perdu. Tu devras faire dépasser dans cette zone tout élément devant se trouver au bord du papier dans le document final (cadre coloré, photo, etc.).
L’outil de mise en page raisonne en termes de blocs (ou cadres) ayant des dimensions et une position fixées par toi. Ces paramètres ne peuvent être modifiés que par toi et non automatiquement selon le contenu. Dans Scribus, comme dans ses concurrents propriétaires, tu insères du contenu dans des cadres. Des cadres de texte pour le texte et des cadres d’image pour les images matricielles. Au niveau du cadre tu peux changer les couleurs de filet (contour) et de fond. Cela se passe dans la fenêtre Propriétés du cadre. De base il n’existe que peu de couleurs. Attention, il est fréquent de modifier la couleur de filet pensant changer celle de fond (ou inversement).
Paramètres d’import et qualité
Le cadre d’image se trace à la souris. D’un clic droit sur le cadre ouvrez le menu contextuel et choisissez Importer une image. Vous observez sur la capture ci-dessus que le cadre d’image contient quelque chose qui ne ressemble pas vraiment à la photo choisie. C’est dû aux très grandes dimensions de la photo et à la faible résolution enregistrée dans l’image. Dans un premier temps, choisissez de mettre l’image aux dimensions du cadre. Les coordonnées dans la fenêtre des propriétés sont celles de l’image à l’intérieur du cadre. Vous pouvez modifier l'échelle de l’image. L'échelle et la résolution sont liées. L’important ici est que la résolution réelle soit toujours supérieure ou égale à la résolution que vous vous êtes fixée pour votre document (en général 300 DPI).
Pratiques avancées
Pour créer des gabarits, ouvrez l’éditeur de gabarits via Édition → Gabarits. Un gabarit est un modèle de page et peut contenir des éléments réutilisables dans tout le document. Le folio peut se placer dans le gabarit. Déployez votre gabarit sur toutes les pages, les pages paires, les pages impaires ou la seule page courante. Note : toutes les pages ont un et un seul gabarit.
Les styles de texte et de paragraphe permettent d’unifier rapidement l’apparence des blocs. Un style assure que tout élément portant ce nom adoptera les mêmes règles typographiques et d’alignement. Pour appliquer un style de paragraphe, il suffit de sélectionner tout ou partie des paragraphes et d’appliquer le style souhaité.
Pour les tableaux et les éléments avancés, Scribus offre des outils pour les rendre cohérents et harmonisés avec le reste du document. Le style de tableaux et le style de cellules permettent d’attribuer des couleurs et des harmonisations au tableau et à ses lignes. Commence par créer le style de tableau depuis la fenêtre Style (F4). Puis crée un style de cellule pour l’en-tête, et ainsi de suite.
En cas d’import HTML, Scribus peut allouer des styles aux balises prises en charge. Pour chaque balise HTML, le logiciel va créer un style sur la base de la police par défaut. Choisir une police avec une large famille de caractères est donc préférable. Les balises non reconnues obtiennent une police différente, comme les balises pre et code qui deviennent Courier.
Pour vérifier que les espaces insécables sont bien pris en charge, commence par afficher les caractères invisibles. Pour que les espaces concernés soient convertis en espaces insécables, ils doivent être présents dans le texte. Si par exemple, un espace n’a pas été inséré devant « :» l’espace insécable ne sera pas ajouté.
Pour enregistrer, Scribus propose des sauvegardes régulières et sensibles au contexte. Lors d’un crash, vous pouvez récupérer une version autosave dans le dossier. Il faut alors ouvrir cette version et l’enregistrer explicitement sous le nom d’origine.
Ressources et conseils pratiques
Pour sortir de l’éditeur de gabarits, fermez simplement sa fenêtre. Le logiciel offre aussi des raccourcis utiles: afficher les propriétés du cadre (F2), afficher les propriétés du contenu (F3), afficher les styles de texte (F4), afficher les calques (F6).
Le fond noir, si besoin, n’est pas imprimé directement depuis une page; il faut créer un cadre qui occupe la totalité de la page et le colorier en noir, puis le placer derrière les autres éléments. Quand tu veux voir le rendu imprimé sur un papier coloré, ajuste le fond de page en conséquence sans que cela n’influence l’impression finale si ce n’est pas prévu.
