À l’occasion de la conférence Adobe MAX 2025, Adobe a dévoilé une mise à jour majeure de Lightroom Classic (version 15.0) et de Lightroom (version 9.0), avec des apports significatifs tant côté IA que gestion d’images et export.
Tri assisté et flux de travail amélioré
La nouveauté majeure de Lightroom Classic est une nouvelle fonction de tri assisté, accessible en accès anticipé dans Lightroom Classic v15.0. Accessible depuis la Bibliothèque et la fenêtre d’importation, cet outil analyse les images pour identifier les meilleures photos d’une série, notamment de portrait, selon plusieurs critères : mise au point du sujet, yeux ouverts ou nettement visibles, entre autres.
Le photographe peut ensuite filtrer rapidement ses images en fonction de ces critères et isoler les clichés les plus réussis avant même de commencer la retouche, en leur ajoutant un drapeau, une note, une étiquette de couleur, etc. Pour le moment, cette fonction n’en est qu’à ses débuts, et nos premiers tests ne sont pas vraiment concluants.
Émulation et regroupement automatique
Autre nouveauté pratique : la fonction Empiler automatiquement (ou Auto Stack). Lightroom peut désormais regrouper automatiquement les images similaires - que ce soit par similarité visuelle ou heure de capture - en piles.
Nettoyage et correction d’images
Les utilisateurs de capteurs poussiéreux apprécieront la détection et la suppression automatiques des taches de poussière proposées par Lightroom Classic v15.0. La fonction de suppression des reflets, déjà présente, semble avoir été améliorée. Le module Masquage de paysage s’enrichit également et le Mélangeur de couleurs bénéficie d’un nouveau curseur Variance dans Couleur de point.
Export et formats avancés
Côté export, le logiciel prend désormais en charge les vidéos et diaporamas en 4K, ainsi que le format HDR 32 bits pour les images exportées vers Photoshop. Lightroom gère désormais les fichiers sidecars ACR pour diviser les métadonnées volumineuses entre deux fichiers XMP et ACR. Déjà présentes sur Lightroom Classic, les étiquettes de couleur font leur apparition sur Lightroom.
Traitement et suppression des distractions
Ouvrir l’outil Supprimer en module Développement, aller dans l’onglet Suppression des distractions, cliquer sur Afficher les défauts pour repérer les taches puis sur Appliquer pour lancer la suppression automatique. Le curseur Variance harmonise ou accentue les différences de teinte et de luminosité. Le XMP contient les réglages de base et les corrections légères, tandis que le fichier ACR contient les masques complexes et les réglages liés aux fonctions IA. En cas d’enregistrement uniquement des XMP, il peut être perdu les masques et réglages IA.
Gestion des fichiers et affichage
Ouvrir le dossier racine, identifier le sous-dossier manquant (souvent vide), supprimer les dossiers vides ou reconnecter le disque si déplacé. L’affichage HDR dépend des capacités de l’écran et Lightroom propose un curseur Limite HDR pour adapter l’affichage à ce que l’écran peut reproduire. L’importation WebP est désormais possible : WebP peut être importé, développé et synchronisé comme n’importe quel autre format.
Firefly et intégrations IA
En février 2026, Adobe a lancé Lightroom Classic 15.2, Lightroom Desktop 9.2 et Camera Raw 14.2, apportant Firefly directement dans Lightroom, l’intégration de Topaz Gigapixel pour l’agrandissement génératif, et le support du WebP à l’importation. Firefly est l’IA générative d’Adobe apparue en 2024 dans Lightroom Classic et permet deux types d’interventions : modification par zone et transformation d’une photo en courte séquence vidéo. L’accès se fait via Générer à l’aide de Firefly avec un compte incluant 250 crédits mensuels.
La tarification et le modèle économique de Firefly restent discutables. Le fait d’avoir Topaz Gigapixel intégré, payant à la demande, peut séduire ceux qui ne veulent pas acheter un plugin séparé, mais la tarification à la consommation reste un point de vigilance. L’intégration est différenciée entre Lightroom Classic et Lightroom Desktop 9.2, Topaz Gigapixel étant réservé à la version Desktop.
WebP et flux de travail cloud
Le WebP est désormais pris en charge, ce qui permet d’importer, développer et synchroniser des fichiers WebP comme n’importe quel autre format. En mode Local, il est possible de copier directement une image dans un album cloud, simplifiant la navigation entre le stockage local et le cloud.
Écosystème et fonctionnalités croisées
Adobe déploie par ailleurs des mises à jour sur Premiere Pro, After Effects, Photoshop et Illustrator, avec des outils basés sur l’IA. Sur Lightroom, la nouveauté la plus notable est le Tri assisté désormais disponible pour tous, et une Netteté IA basée sur le modèle Noise-Aware Sharpen de Topaz Labs qui améliore les détails sans étapes d’export.
En résumé, cette mise à jour apporte trois axes majeurs : l’accès à Firefly dans Lightroom Classic, l’intégration de Topaz Gigapixel dans la version Desktop et la prise en charge du WebP. Le modèle économique de Firefly et les crédits mensuels restent à l’épreuve du temps et des usages des photographes.

La mise à jour printemps prochaine est attendue comme plus substantielle et pourrait apporter d’autres avancées côté IA et intégrations externes, tout en conservant l’ADN des versions récentes : tri intelligent, gestion des images, et flux de travail plus fluide entre local et cloud.
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