Cette guide revient sur les techniques de copier-coller et d’enregistrement qui permettent de préserver l’intégrité des calques lorsque l’on travaille avec plusieurs calques, afin de créer un calque composite de l’image aplatit tout en conservant l’ensemble des calques.
Conserver les calques et obtenir une image composite rapide
Quand on travaille avec plusieurs calques, on peut obtenir une image aplatitée tout en conservant les calques sous-jacents, en utilisant un petit raccourci. Le raccourci peut être exécuté rapidement et donne une image aplatitée alors que les calques restent intacts derrière.
Ainsi, il est possible d’avoir une image finale prête à l’utilisation tout en conservant l’ensemble des calques pour de futures retouches.
Cette approche est essentielle pour éviter les pertes de travail lorsque l’on souhaite partager rapidement une version simplifiée sans aplatir définitivement le fichier.
Sélectionner une partie et copier-coller de manière ciblée
Dans la seconde partie du flux, on peut sélectionner une partie de l’image et effectuer un copier-coller spécial qui colle uniquement l’élément sélectionné, même si celui-ci était composé de plusieurs calques.
Cette technique permet de réutiliser des éléments isolés sans influencer les autres calques qui les composent.
Flux travail avec Lightroom Classic et Photoshop
Lorsqu’on travaille avec le couple Lightroom Classic (LrC) et Photoshop, il existe un flux de travail particulier et une logique d’enregistrement expliquée dans un chapitre distinct. En résumé : avec le flux LrC => PS => LrC, on passe de LrC à PS pour retoucher puis on enregistre simplement dans PS (Ctrl S) et on retrouve dans LrC l’image modifiée à exporter si nécessaire.
Il est nécessaire de conserver un fichier de travail en PSD ou en TIFF avec tous les calques et aux dimensions originales, car ce fichier de travail permet de revenir sur les retouches et de gérer les calques sans perte.
Pour éviter les pertes suite à la fermeture et réouverture, le fichier de travail doit être sauvegardé sur un disque externe ou un NAS et non pas uniquement l’image aplatie. La pratique la plus courante est d’encoder des sauvegardes qui protègent les calques et la qualité.
Enregistrer correctement: formats et détecter les pièges
Il faut enregistrer une image, un fichier « de travail » en conservant les calques, la qualité initiale et sans aplatir. Le format recommandé est PSD ou TIFF, car ces formats ne comportent pas de compression destructive et permettent de rouvrir et modifier les calques sans pertes, même après plusieurs ouvertures et sauvegardes.
La finalité d’« Enregistrer sous … » est d’enregistrer une copie de l’image sous un autre nom dans un autre dossier tout en préservant le travail. Si l’image est déjà un PSD, « Enregistrer sous » en TIFF conserve les calques; inversément, transformer un TIFF en PSD dans l’onglet de travail est également possible pour éviter les erreurs et préserver le travail.
Depuis mai 2021 est ajoutée l’option « Enregistrer une copie ». Si l’on veut enregistrer un fichier de travail en TIFF ou PSD, on utilise « Enregistrer sous ». Pour créer une version Web ou une miniature, il faut passer par les fonctions d’exportation, car l’enregistrement standard ne permet pas de redimensionner directement dans « Enregistrer sous » ou « Enregistrer une copie ».
Pour le Web, on opte généralement pour l’Exportation vers le Web et l’espace couleur sRGB, avec l’option d’incorporer le profil couleur et éventuellement de supprimer les métadonnées afin de réduire la taille du fichier.
Réglages et exportations rapides
Les trois modes d’exportation (Exportation rapide, Exporter sous, Enregistrer pour le web) créent des versions optimisées à basse résolution et permettent de vérifier les variations de qualité selon le taux de compression. L’exportation rapide propose des tailles petites et rapides, utile pour le web ou les aperçus.
Pour obtenir des versions spécifiques (TIFF ou PDF pour l’impression), on peut modifier l’image dans PS (redimensionner, aplatir, changer l’espace couleur, le format) puis utiliser « Enregistrer sous » avec un nouveau nom ou extension. Si l’on sort de PS sans enregistrer, le travail est perdu; donc il est recommandé de faire Ctrl S régulièrement.
Dans les préférences (Edition > Préférences > Gestion des fichiers), il est utile d'activer « Enregistrer automatiquement les données de récupération » sur une plage temporelle choisie afin de sauvegarder automatiquement le travail en cas de crash. Cela fonctionne si PS ou l’ordinateur plante brutalement.
Conseils pratiques et sécurité
Pour éviter les erreurs fréquentes comme l’aplatissement involontaire et l’enregistrement d’une version perdant les calques, il faut privilégier le fichier de travail en PSD ou TIFF et planifier les exports séparément selon l’usage final (Web, impression, archivage).
Le flux recommandé consiste à maintenir une copie de travail complète, puis à exporter des versions adaptées (JPG, PNG, TIFF) selon les exigences du projet et du support.

19 copier coller des parties d'image ou des calques d'un document Photoshop à un autre 23/55
Tableau récapitulatif des formats et usages
| Format | Avantages | Cas d’usage |
|---|---|---|
| PSD | Calques intacts, sans perte | Travail intermédiaire, retouches |
| TIFF | Sans perte, large compatibilité | Archivage, impression |
| JPEG | Petit, web-friendly | Web, prévisualisation |
| PNG | Transparence, qualité | Web, éléments graphiques |
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