Un objet dynamique est un calque particulier, une « boite » qui peut contenir un ou plusieurs types de documents, de fichiers, y compris des raw. C’est une fonctionnalité puissante qui permet de travailler de manière non destructive.
Différences entre un calque « normal » et un objet dynamique
Dans photoshop, les calques sont soit des calques de pixels qui contiennent un dessin ou une image, soit des calques de réglage qui modifient l’exposition, la couleur ou autre paramètre. Les objets dynamiques sont également présents dans le panneau des calques mais pourtant ce ne sont pas des calques à proprement parler. Ce sont des containers, des boites qui contiennent d’autres documents.
Un calque d’objet dynamique est identifié dans photoshop par ce symbole en bas à droit de la vignette du calque.
En photographie, ce qu’on met le plus souvent dans ces objets dynamiques, c’est un fichier raw venant de lightroom classic (LRC) ou de Camera raw (CR), nous y reviendrons. Mais c’est loin d’être le seul type de documents que l’on peut y mettre.
Un objet dynamique (OD) peut en effet contenir :
- un fichier raw.
- une image (pixellisée).
- une pile de fichiers raw ou pixellisés, ce qu’on utilise par exemple en astrophotographie pour réduire le bruit numérique en moyennant plusieurs images.
- un objet dynamique ! On peut en effet avoir des « poupées russes » d’objets dynamiques encapsulés les uns dans les autres.
- un fichier externe, par exemple une signature, un dessin ou une image au format png, jpeg, tiff… mais aussi du texte, un pdf.
- des fichiers vidéo ou des animations.
- des fichiers créés dans photoshop comme des soleils, des rayons…
- des fichiers 3D.
- des images vectorielles provenant d’autres applications comme Illustrator.
On incorpore dans un document ouvert un fichier externe (autre qu’un raw) en tant qu’objet dynamique par le menu Fichier > Importer et incorporer. Il apparait en tant que nouveau calque d’objet dynamique dans le document.
Intérêt des objets dynamiques
L’intérêt majeur des objets dynamiques est de permettre de travailler de façon non destructive. En effet, l’objet dynamique conserve une version de l’image originale non altérée. Il fait un lien vers l’image source plutôt que d’incorporer les données directement dans le fichier. Photoshop enregistre les instructions mathématiques associées à l’opération effectuée et les applique sur une image virtuelle qui est celle que l’on voit à l’écran et qui tient compte de l’ensemble des calques visibles mais il ne les applique pas directement sur l’OD.
Quand on double clique sur un objet dynamique, ça l’ouvre dans un onglet séparé. Si c’est une image au format raw venant de LRC ou de CR, ça l’ouvre dans CR et on peut ainsi modifier directement le raw. Si c’est une pile d’images, celle-ci s’ouvre dans un nouvel onglet. On y fait les modifications souhaitées et quand on enregistre cet onglet, les modifications se répercutent dans le document qui contient cet objet dynamique.
Si on incorpore dans un objet dynamique des fichiers externes, comme un dessin, une vidéo ou une autre image, quand on met à jour ce fichier externe, cette mise à jour se répercute dans l’objet dynamique qui le contient.
Un objet dynamique peut être déplacé d’un document à un autre en conservant toutes ses propriétés, ce qui facilite le réemploi d’éléments dans différents projets sans perte de qualité ni destruction des modifications appliquées. Un même objet dynamique peut être dupliqué et modifié différemment dans un document. Un exemple de cette utilisation pour appliquer deux profils différents à une même photo est illustré sur cette page.
Si on crée un objet dynamique à partir d’un calque de texte, on peut l’éditer à tout moment. On peut ainsi appliquer des effets ou des transformations au calque de texte sans le pixelliser, et revenir plus tard pour modifier le texte lui-même tout en conservant les modifications appliquées.
On peut aussi importer une séquence vidéo ou une animation (même un fichier GIF) en tant qu’objet dynamique dans photoshop. Cela permet d’appliquer des effets ou d’ajuster la vidéo dans Photoshop sans altérer l’original.
Ouvrir un fichier raw en tant qu’objet dynamique
C’est l’utilisation la plus fréquente des photographes. Un fichier raw est un fichier numérique, ce n’est PAS encore une image. Pour que cela le devienne, il faut que lightroom ou Camera raw (ou autre logiciel de dématerriçage) traduise ces chiffres et signes cabalistiques en pixels visibles. Cette étape est obligatoire pour que photoshop voie une image à partir d’un raw, il ne sait pas faire cette étape, raison pour laquelle camera raw est un module indissociable de photoshop.
Si on ouvre directement un raw dans photoshop, depuis l’explorateur ou depuis bridge, c’est camera raw qui s’ouvre. Si on a déjà fait cette « traduction » du raw en image dans lightroom classique et qu’on l’envoie dans photoshop, CR ne recommence pas cette opération, PS s’ouvre directement.
Pour faire cette traduction, ce dématriçage, LRC ou CR appliquent un profil de développement. C’est en quelque sorte une « recette » qui indique par exemple si il faut accentuer plus les verts que les jaunes, accentuer ou diminuer le contraste… Certains sont fournis par Adobe (Adobe couleur, portrait, paysage, éclatant…) d’autres sont liés à la marque de votre boitier.
Quand on a fait les premiers réglages (ou plus !) dans LRC ou CR, pour poursuivre le développement dans photoshop on a le choix entre deux possibilités :
- ouvrir l’image directement dans photoshop. C’est l’option « ouvrir » en bas de la fenêtre de Camera raw, ou bien clic droit sur l’image dans LRC > modifier dans > modifier dans photoshop (raccourci ctrl E). Dans les deux cas c’est une « traduction » du raw en pixels qui s’ouvre dans photoshop. On ne peut plus ensuite par exemple modifier le profil de développement, ou intervenir sur le raw directement pour récupérer les hautes lumières ou déboucher les ombres. On pourra le faire sur l’image traduite mais le raw contient toujours plus d’informations en particulier dans les tons sombres et les hautes lumières que les images « traduites ».
- ouvrir l’image en tant qu’objet dynamique. C’est l’option « ouvrir comme objet dans Camera raw, ou clic droit > modifier dans >ouvrir en tant qu’objet dynamique dans LRC. Dans ce cas, le raw est encapsulé dans ce type de calque particulier qu’est un objet dynamique. Si on double clique sur cet objet dynamique, Camera raw s’ouvre et on peut revenir sur les réglages du raw. Même si l’image vient de lightroom, c’est camera raw qui s’ouvre.
Dans les premières versions de photoshop, les calques n’existaient pas. Tout le travail se faisait directement en modifiant les pixels de l’image. L’introduction de la notion de calque avec la version 3 en 1994 a été une grande avancée mais ce n’est qu’en 2005, avec la version CS2 que les objets dynamiques ont révolutionné le flux de travail en permettant des modifications non destructives : l’image d’origine reste intacte et les modifications peuvent être annulées ou modifiées à tout moment.
En voici deux utilisations majeures ci-dessous.
Un raw n’est PAS une image !
Ouvrir une image et la convertir en objet dynamique
Quand on ouvre une image sans préciser « en tant qu’objet dynamique », c’est un calque de pixels qui s’ouvre dans photoshop. Il intègre les différents réglages qui ont été faits sur le raw. Mais ni photoshop, ni aucun logiciel, n’est capable de recréer le fichier raw à partir de ce calque. La traduction du raw vers l’image qui a été faite est irréversible. Si on veut changer de profil de développement par exemple, il faut repartir du raw (qu’il faut TOUJOURS garder !).
Et pourtant, si on fait un clic droit à côté de la vignette de ce calque, on peut le transformer en objet dynamique ! Alors à quoi cela sert-il et qu’est-ce qu’il y a dedans ?
Cette conversion d’un calque de pixels en objet dynamique est très intéressante à faire dès lors qu’on utilise des filtres ou qu’on a besoin de redimensionner, de redresser des perspectives ou autre comme on va le voir ci-dessous car cela permet de revenir en arrière à tout moment. Mais cet objet dynamique ne contient pas le raw. C’est un OD qui contient un calque de pixels.
De même si à un moment du développement, on a pixellisé un OD qui contenait un raw, on peut de nouveau convertir en OD mais là encore la pixellisation aura fait perdre le raw.
Filtres dynamiques et pixelisation
Filtre dynamique
Sur cette photo j’ai voulu mettre en relief le renne en floutant un peu l’arrière plan avec un flou de profondeur de champ. La photo est ouverte en tant qu’objet dynamique dans photoshop comme indiqué par le sigle sur la vignette du calque. Après avoir sélectionné le renne et l’avoir copié sur son propre calque, j’ai appliqué le filtre de flou sur l’image originale. Les deux petits ronds à droite de la vignette indiquent qu’un ou plusieurs filtres sont appliqués, et en faisant un clic droit dessus on peut les désactiver ou carrément les supprimer.
Ce filtre apparait sous un masque qui dans le panneau des masques a le nom de « masque filtrant ». Ce masque n’est pas à droite de l’OD comme un masque classique. Si je peins dessus avec un pinceau noir, je ne masque pas l’OD mais l’effet du filtre sur l’OD. Ici je ne veux pas ajouter du flou en avant du renne et j’ai donc masqué les rochers de devant.
Si j’ajoute un second filtre sur ce même calque, il viendra s’ajouter en dessous mais le masque filtrant est valable pour l’ensemble des masques. Si on veut les appliquer de façons différencielles, il faut dupliquer l’OD et appliquer un filtre sur chaque copie.
Le gros avantage, outre le fait de pouvoir masquer l’effet du filtre sur une partie de la photo, c’est de pouvoir revenir sur le filtre pour en modifier les réglages. Il suffit de double cliquer sur le nom du filtre et cela ouvre la fenêtre de ses paramètres. Si je supprime le filtre, je retrouve la photo de départ.
Modification de la taille d’une image sans perte de qualité
Ci dessous, j’ai envoyé dans photoshop la même photo de la belle cathédrale de Tromso en Norvège qui fait 6000 x 4000 pixels comme calque de pixel, ou comme objet dynamique. Dans les deux cas, par le menu image > taille de l’image, j’ai réduit la taille à 600 x 400 pixels et enregistré. On voit qu’au centre, sur un agrandissement à 100%, cette opération sur l’image pixellisée a eu des résultats catastrophiques, alors que la même opération faite sur l’objet dynamique a complètement préservé la qualité de départ.
En effet, quand on redimensionne, mais également quand on applique une déformation, rotation, distortion… à un OD, les modifications ne sont pas directement appliquées sur le fichier qui est encapsulé dans l’OD qui est préservé. Et on peut faire autant de modifications que l’on veut, on peut toujours revenir en arrière. Comme précisé plus haut, ceci est valable que l’OD contienne le raw de départ ou un calque de pixels (ou un autre type de document). Si on pixellise l’OD, on fige ces modifications qui sont alors appliquées définitivement et on ne peut plus revenir en arrière.
Une pile de calques dans un objet dynamique
En astrophotographie, ou pour des effets créatifs, on peut avoir besoin d’empiler des images et en faire une moyenne. Pour cela, on ouvre les différents fichiers à empiler, soit en tant que calques de pixels (plus facile si on a besoin d’aligner les images), soit en tant que calques d’objet dynamique. Suivant la puissance de la machine dont on dispose, on peut empiler ainsi de nombreux calques ! On les sélectionne, et par le menu calques > objets dynamiques > convertir en objet dynamique, on crée un seul objet dynamique. Sur celui-ci on peut faire différentes opérations, en particulier faire leur moyenne par le menu calques > objets dynamiques > modes d’empilement > médiane.
Dans l’exemple ci-contre j’ai appliqué un effet créatif qui a été développé en particulier par Olivier Muhlhoff. La méthode est décrite en détail dans un tuto d’Olivier Rocq. En quelques mots, le principe est de prendre des photos en tournant autour de l’arbre, à la même distance du tronc et avec un point de repère pour la hauteur. On empile ensuite les calques, on les transforme en OD et on fait leur médiane.
Limites des objets dynamiques contenant un fichier raw
Idéalement, on voudrait pouvoir toujours travailler de façon non destructive dans photoshop pour avoir un droit à l’erreur et pouvoir revenir sur le raw. On peut ajouter autant de calques de réglage (luminosité, courbe, saturation…) que l’on souhaite au dessus d’un OD contenant un raw. Si on modifie le raw, il faudra peut être remodifier ces calques de réglage pour les ajuster mais on peut le faire. Mais si je supprime un personnage ou une voiture en ajoutant un calque vide au dessus du calque d’OD PUIS que je modifie le raw en double cliquant sur l’OD pour le réouvrir dans CR, ça risque fort de laisser des traces.
Par exemple, sur la photo de Tromso, j’ai supprimé une voiture et son ombre, et quelques autres éléments, puis j’ai changé la balance des blancs et la vibrance du raw. Voilà le résultat ! On voit des zones d’une couleur différente correspondant aux zones supprimées : quand on supprime quelque chose en réalité on ajoute au dessus des pixels « en négatif » qui viennent recouvrir la zone supprimée. Et ceux ci ne sont pas modifiés quand on modifie le raw en dessous.
Ceci concerne essentiellement :
- toutes les suppressions d’éléments, quel que soit l’outil utilisé (outil suppression, tampon, correcteur, correcteur localisé…).
- le pinceau mélangeur qui comme son nom l’indique mélange des pixels.
- les vieux outils de photoshop, développés avant même l’arrivée des calques et bien avant les objects dynamiques. Par exemple, l’outil doigt, éponge, densité + et -, la gomme…
En résumé, objet dynamique c’est un mot un peu intimidant pour un outil extrêmement polyvalent et puissant de photoshop. À de très rares exceptions près, je n’ouvre jamais une photo en tant que calque de pixels dans photoshop mais toujours en tant qu’objet dynamique. Même si en fait je n’ai plus besoin de revenir sur le raw par la suite, je garde cette possibilité, ce qui me gagne globalement du temps.
Depuis que j’utilise photoshop (1990…) j’ai vu une évolution considérable de ce logiciel et j’ai aussi beaucoup progressé dans mon util...
Bien souvent, ceux qui débutent dans leur parcours de formation Photoshop à distance ne travaillent pas avec les objets dynamiques. Pourtant, afin d’adopter une méthodologie de travail non destructive, il est plus qu’important d’utiliser ce type d’objets. Soyez sans crainte, même si cela en a l’air, ce n’est pas aussi difficile de les utiliser. On vous dit tout dans cet article.
Pour ne pas mettre la charrue avant les bœufs, définissons tout d’abord le terme objet dynamique. Les objets dynamiques sont comme des poupées russes. En effet, à l’intérieur de ces derniers vous pouvez insérer plusieurs types de calques. Bref, c’est comme travailler avec plusieurs documents Photoshop à l’intérieur de votre fichier.
Avantages et création
Quels sont les avantages des objets dynamiques ? Il est clair que si ce n’était avantageux pour leur méthodologie de travail, les professionnels de la PAO n’auraient jamais favorisé l’utilisation des objets dynamiques. Voyons justement quels sont ces avantages :
- On évite la détérioration du calque. Vous n’êtes pas sans savoir que chaque transformation effectuée sur un calque pixellisé affecte la qualité de ce dernier. Toutefois, en prenant soin de transformer le calque en objet dynamique, vous n’aurez certainement pas ce problème.
- Appliquer des filtres dynamiques. Quand vous appliquez un filtre sur objet dynamique, vous retrouvez automatiquement les propriétés du filtre juste en dessous du calque. Du coup, vous pouvez à tout moment les modifier, ce qui n’est pas le cas avec un calque pixélisé. De plus, Photoshop vous propose également un masque de fusion qui vous permet de masquer une partie des pixels du filtre.
- Modifier en une fois plusieurs instances de l’objet dynamique. Imaginons que votre objet dynamique est une voiture rouge et que vous l’avez dupliqué à plusieurs reprises. En faisant un double clic sur l’une des copies et en modifiant la couleur dans le fichier qui s’ouvre, cela s’appliquera à toutes les copies de l’objet. Bref, c’est magique.
Comment créer et convertir en objet dynamique
Voilà la question fatidique que l’on attendait tous ! Créer un calque dynamique est loin d’être compliqué. Il existe plusieurs méthodes pour créer un objet dynamique sous Photoshop. Cette phase de création est particulièrement importante car elle aura des incidences sur la manière de modifier l’objet dynamique.
Dans la fenêtre suivante, sélectionnez le fichier à ouvrir. Pour les fichiers au format RAW (et éventuellement JPEG et TIFF selon les préférences retenues), l’image sera, dans un premier temps, ouverte dans Camera Raw. Vous pouvez modifier l’image de manière non destructive. Pour les fichiers PDF et Illustrator (AI, Adobe Illustrator), une fenêtre intermédiaire vous permettra de sélectionner la page ou l’image à importer. Un nouveau document Photoshop est créé aux dimensions du fichier sélectionné. Un calque dynamique (ou objet dynamique) est automatiquement créé avec le fichier.
Si vous avez ouvert votre fichier au format RAW (ou éventuellement au format JPEG ou TIFF) dans Camera Raw (par exemple en passant par le gestionnaire d’images Adobe Bridge), en appuyant sur la touche « MAJ », le bouton « Ouvrir une image » se transforme en « Ouvrir un objet ». Contrairement à « Ouvrir » qui crée un nouveau document, « Importer » signifie « ajouter un fichier à un document existant ». Le menu « Fichier - Importer… » va ajouter le fichier sélectionné en tant qu’objet dynamique dans le document actif.
Pour les fichiers RAW, l’image sera d’abord ouverte dans Camera Raw. L’interface offrira toutes les possibilités de modifications non destructives propres aux logiciels de développement RAW. Par défaut dans la partie « Gestion des fichiers JPEG et TIFF », l’option « Ouverture automatique des fichiers avec des paramètres » est sélectionnée.
Si la modification de l’objet dynamique a lieu directement dans Photoshop (et non dans Camera Raw), le fichier est ouvert dans un nouvel onglet. Ce fichier n’a pas de lien direct avec le fichier initial. Attention, dans le cas d’un fichier JPEG, si vous modifiez le fichier en ajoutant des calques, le format JPEG ne pouvant contenir de calques vous devrez d’abord aplatir l’image avant de l’enregistrer. Si vous n’aplatissez pas l’image, Photoshop proposera d’enregistrer vos modifications sous un fichier PSD et vous perdrez alors le lien avec l’objet dynamique.
Si vous modifiez cet objet dynamique, le fichier PSD sera ouvert dans un nouvel onglet. Votre fichier initial importé restera intact car c’est en fait une copie cachée de ce fichier qui est modifiée. La copie du fichier initial peut être modifiée comme n’importe quel document Photoshop. Vous pouvez notamment ajouter des calques, peindre, appliquer des filtres ou des réglages, etc.

Un fichier vectoriel intégré dans Photoshop en tant qu’objet dynamique peut être modifié dans l’application ayant servi à le créer. Cela suppose cependant d’avoir un logiciel de création graphique vectorielle comme Adobe Illustrator. Contrairement à Camera Raw, Adobe Illustrator n’est pas inclus dans Photoshop.
Modifier un fichier PDF ouvert ou importé en tant qu’objet dynamique dans Photoshop va rouvrir la boîte de dialogue « Importer un fichier » avec uniquement la sélection de page et images déjà faite lors de l’import.
Les masques de fusion, les masques vectoriels et les masques d’écrêtage permettent de modifier les zones à afficher/à masquer de chaque objet. En effet ces fonctions permettent de garder intact le fichier source sans avoir à gratter les pixels avec l’outil Gomme. La combinaison des objets dynamiques avec les différents types de masques apporte une efficacité de production et un gain de temps considérable lors de modifications ou de versions.
Les calques de remplissage et les calques de réglages sont accessibles via le menu Calque > Nouveau calque de remplissage ou Nouveau calque de réglage. Le calque de remplissage permet de changer rapidement la couleur unie ou le dégradé via le sélecteur de couleurs. Aussi le poids d’un calque de remplissage est beaucoup plus léger qu’un calque de pixels. Tous les réglages destructifs accessibles via le menu Image > Réglages ont également leur version non destructive grâce au calques de réglages. Pour une ombre portée, une incrustation de couleur, un contour… les styles peuvent se cumuler et s’appliquer sur un calque, un groupe de calques ou un objet dynamique. Dans tous ces cas, chaque effet est éditable et ses réglages modifiables. C’est donc également une fonctionnalité non destructive.
Pixelisation et exemples d’usage
Les pixels sont les composantes des images digitales. Habituellement, ils se combinent parfaitement pour former une image, mais lorsque ce n’est pas le cas, l’affichage est « pixelisé ». Photoshop vous permet de créer délibérément des images pixelisées. Pour comprendre la pixelisation, il peut être utile de maîtriser au préalable la manière dont les pixels se combinent pour former les images digitales. La plupart des fichiers d’image, comme JPG, PNG et GIF, sont de type matriciel (bitmap). En d’autres termes, ce sont des matrices de bits, en fait des grilles de pixels juxtaposés qui créent des images. Il y a pixelisation lorsqu’au lieu de se fondre parfaitement pour former une image uniforme, les pixels sont visibles à l’œil nu. Ce phénomène peut être provoqué involontairement lors du redimensionnement d’une image à une taille bien trop grande pour sa résolution, mais vous pouvez aussi créer des effets intéressants en pixelisant délibérément une image.
Créez un filtre dynamique. Dans le menu Filtre, en haut, sélectionnez Convertir pour les filtres dynamiques. Vous pouvez ajouter, supprimer, modifier ou masquer des filtres dynamiques : les retouches que vous effectuez sont non destructives.
Dans le menu en haut, sélectionnez Filtre › Pixellisation › Mosaïque. Le filtre Mosaïque redessine les pixels sous forme de blocs de couleur. Pour modifier le degré de pixelisation de votre photo, dans la fenêtre d’aperçu, déplacez le curseur vers la droite pour l’augmenter ou vers la gauche pour le réduire.
Après avoir suivi les étapes ci-dessus, cliquez sur OK. Choisissez l’outil Gomme pour supprimer la pixelisation sur une petite partie de l’image. Utilisez l’outil Gomme sur la partie où supprimer l’effet. Une autre méthode pour opérer une pixelisation sélective consiste à utiliser la commande Sélectionner un sujet. Isolez l’effet de flou souhaité. Dans le menu supérieur, cliquez sur Filtre › Flou. Sélectionnez le type de flou souhaité et procédez aux réglages dans le menu contextuel.
Que vous souhaitiez donner à une photo des allures de jeu vidéo, de décor en mosaïque ou de peinture pointilliste, ou simplement flouter une zone pour préserver la confidentialité de certaines informations ou l’anonymat d’une personne, Photoshop offre plusieurs moyens d’y parvenir.
PROJECTION DE VECTEUR ✅ Méthode simple | 1ère | Terminale
Pour trouver d’autres sources d’inspiration en matière de pixelisation, jetez un œil aux œuvres de pixel art exposées sur Behance. Avec la fonction objets dynamiques de Photoshop, on n’imagine pas une utilisation aussi étendue et polyvalente. La seule conversion d’une image en un objet dynamique peut déjà simplifier l’ensemble du processus de traitement d’image. Quiconque travaillant avec Adobe Photoshop a certainement déjà réduit la taille d’une image et s’est rendu compte plus tard que l’image d’origine était plus belle. Ce qui est ennuyeux, cependant, c’est que dès le processus de réduction de l’image, beaucoup d’informations d’image ont été perdues et qu’il n’est pas facile de les restaurer.
Lorsqu’une image est importée dans Photoshop, elle est directement convertie en objet dynamique. Cela signifie que ce n’est pas seulement une image qui a été importée, mais un document entièrement nouveau, qui contient l’ensemble des données de l’image en plus de l’image elle-même. Il en résulte un grand avantage lors du traitement ultérieur : lors de la mise à l’échelle de l’image, c’est le document importé qui est réduit et non l’image elle-même. Vous pouvez savoir si votre image est un objet dynamique grâce à la petite icône de fichier située sur la vignette dans la fenêtre correspondante.
Vous pouvez à tout moment convertir votre image ou votre calque à éditer en objet dynamique dans Photoshop. Toutes les informations de l’image sont sauvegardées et conservées au moment de la conversion. Lors de l’agrandissement de l’image au-delà de la taille d’origine, la qualité de l’image sera bien sûr toujours diminuée, car il n’y a pas de données d’image correspondantes disponibles. Il est donc préférable de toujours utiliser la fonction automatique, qui enregistre directement une image nouvellement importée comme objet dynamique.
Vous savez maintenant qu’un objet dynamique conserve toutes les données d’image pertinentes. En outre, avec un objet dynamique, un effet peut être appliqué de telle sorte que des modifications et des ajustements ultérieurs soient possibles. L’objet dynamique est également très populaire pour l’utilisation dans des Mock-ups. Souhaitez-vous par exemple changer régulièrement le motif sur l’écran de l’image d’un smartphone ? Vous pouvez alors utiliser l’objet dynamique pour insérer une nouvelle image en quelques clics.
Ce premier exemple illustre la fonction de base des objets dynamiques. Sur le côté gauche du document se trouve l’image du chien en tant que calque rastérisé. En raison de la mise à l’échelle, le motif a clairement perdu des informations et souffre d’une perte de qualité. L’image de droite avait été précédemment convertie en objet dynamique. Si maintenant vous réduisez cette image, que vous confirmez avec la Touche Entrée, et la redimensionnez à sa taille d’origine, vous verrez que le motif reste parfaitement net.
Dans cet exemple, l’effet Tilt-Shift actuellement très populaire sera appliqué le long de la route. Celui-ci applique un effet de flou à toutes les zones sélectionnées et seule une bande préalablement définie reste parfaitement nette. Tilt-Shift est un terme photographique qui décrit un objectif permettant de prendre des photos en inclinaison. L’image capturée ressemble ainsi à un paysage miniature ou à un jouet. Ajoutez ensuite l’effet Tilt-Shift via Filtres → Galerie de flous. Dans la barre d’outils qui s’ouvre, vous pouvez maintenant appliquer l’effet Tilt-Shift le long de la route. Cliquez ensuite sur OK dans la partie supérieure de la barre d’outils pour appliquer l’effet.

Dans la fenêtre Calques, vous pouvez maintenant voir le calque de l’image et l’effet en dessous. Vous arrivez alors directement à la barre d’outils de l’effet Tilt-Shift. Sur l’écran du smartphone appuyé contre un arbre en diagonale, on veut ajouter une image et la changer régulièrement mais aussi l’aligner correctement en termes de perspective. Bien entendu, vous pouvez importer une image et l’ajuster manuellement à l’écran à chaque fois. Afin de faciliter l’ajustement à l’écran, un masque de calque a déjà été créé sur un dossier autour de l’écran. Puis, utilisez l’outil Rectangle pour créer un cadre de la taille de l’écran. Toutes les informations telles que les dimensions ou la couleur actuelle du rectangle sont enregistrées.
Si vous ne l’avez pas déjà fait, faites glisser le rectangle dans le dossier avec le masque de calque, puis cliquez sur Éditer → Transformer → Déformer. Pour insérer une image dans le rectangle, double-cliquez simplement sur le calque rectangle dans la fenêtre Calques. Votre rectangle sera alors ouvert en tant que nouveau document lié. Vous êtes maintenant à l’intérieur de l’objet dynamique dans le fichier source. Comme la conversion en objet dynamique a été réalisée avant que le rectangle ne soit adapté à l’écran, vous voyez ici le rectangle normalement vu du dessus. Après cet ajustement, le document ou l’objet dynamique doit maintenant être sauvegardé. Vous pouvez le reconnaître au petit astérisque dans l’onglet supérieur du document. Pour sauvegarder, appuyez simplement sur Ctrl+S. Vous pouvez ensuite fermer le document à l’aide du X dans l’onglet Document et revenir au Mock-up de votre smartphone.