Déverrouiller le calque actif dans GIMP : causes, vérifications et solutions détaillées

Eh bien voilà, vous êtes bloqué. Vous essayez d'utiliser un outil sur une image, et rien ne se passe, quoi que vous fassiez. Vos poings se serrent, vous transpirez. Allez-vous perdre tout votre travail? Attendez un peu!

Cela arrive, pas si rarement que ça, même à ceux qui utilisent Gimp depuis longtemps, mais généralement la cause n'est pas dure à déterminer (ni à régler) si vous savez ce qu'il faut vérifier.

Calque flottant ou sélection flottante : ancrer ou convertir

Où est le problème? s'il y a une sélection flottante, beaucoup d'actions restent impossibles jusqu'à ce qu'elle soit ancrée. Solution : soit vous ancrez la sélection, soit vous la convertissez en un calque ordinaire, non flottant.

Sélection invisible, minuscule ou inversée

Où est le problème? La ligne pointillée qui entoure les sélections peut, dans certains cas, être gênante. Gimp vous offre donc la possibilité de la supprimer en décochant l'option Montrer la sélection dans le menu Affichage.

Où est le problème? Dans le menu Sélection de l'image, choisissez Tout sélectionner et recommencer votre action. Solution : Si, en faisant cela, la sélection que vous vouliez garder a été détruite, tapez Ctrl-Z (Annuler) plusieurs fois jusqu'à récupérer votre sélection.

Si vous ne voyez pas de sélection, c'est peut-être qu'elle était très petite, voire ne contenait qu'un seul pixel. pourquoi alors vouloir la garder? Si vous voyez une sélection et pensiez être à l'intérieur, peut-être en fait la sélection était-elle inversée. Le plus simple pour s'en assurer est de cliquer sur le bouton Masque Rapide : la zone non sélectionnée sera masquée.

Visibilité et activation du calque

Où est le problème? Le dialogue Calques vous donne la possibilité de basculer la visibilité de chaque calque. Vérifiez que le calque représentant le dessin manquant est bien «visible», avec un symbole œil présent à sa gauche, et qu'il est actif (surligné).

Solution : si votre calque n'est pas actif, cliquer une fois sur sa miniature dans la boîte de dialogue des calques pour l'activer (Si aucun calque n'est actif, c'est que le dessin actif est peut-être un canal: regardez dans l'onglet Canaux du Dialogue des calques pour voir). Si le symbole œil n'est pas apparent, cliquez dans la partie gauche du bandeau du calque pour le faire apparaître (ou disparaître).

Limites du calque et dimensions

Où est le problème? Dans Gimp, les calques n'ont pas forcément la même dimension que l'image : ils peuvent être plus grands ou plus petits. Si vous essayez de peindre en dehors des limites du calque actif, rien ne se passe. Solution : vous devez agrandir le calque.

Comprendre les calques par une analogie et usage pratique

Pour vous l’expliquer, rien de mieux qu’une analogie scolaire qui s’y prête bien. Je ne sais pas si c’est encore aussi répandu dans les écoles, mais quand j’ai quitté les bancs d’école en 2004, les professeurs utilisaient régulièrement une sorte de vieux gros projecteur sur roues avec une grosse lampe halogène sous le plateau où l’on y déposait des feuilles transparentes pour afficher sur un mur des diagrammes ou des textes imprimés sur ces feuilles. Dans un de mes cours, il était même arrivé que la professeure utilisait une première feuille pour afficher un diagramme vide, et une deuxième feuille pour le corrigé. Elle n’avait qu’à placer la deuxième feuille sur la première pour remplir les cases du diagramme ! En gros, les calques reposent sur le même principe !

Comme vous voyez, notre bouton est composé de trois calques. L’un contient le contour, un autre contient le fond, et le dernier contient le texte. Pour reprendre notre bouton de tantôt, imaginez maintenant que vous voulez changer la couleur du contour du bouton. Aussi, les calques permettent d’appliquer des effets particuliers (modes) qui affecteront les calques du dessous, comme l’assombrissement, le changement de teinte, la superposition, etc.

Et finalement, il y a un principe à respecter en design, c’est de penser réutilisable. C’est à dire que l’on fait en sorte que les composantes colorées d'un bouton par exemple (le contour, le fond) ne seront en fait qu’une couleur unie, que l’on pourra changer à loisir, puisque les effets seront faits par les calques du dessus. J’utilise beaucoup ce principe pour mes boutons et mes icônes de statut des sujets pour mes thèmes de forums, puisque dans ces cas de figure, je vais faire plusieurs icônes/boutons dont les dimensions et effets seront communs et donc, autant réunir toutes les composantes en un seul fichier source .XCF !

Fenêtre des calques : icônes, options et boutons

Si vous avez organisé votre interface comme je vous l’ai montré dans le chapitre 2, vous devriez normalement avoir ajouté la fenêtre des calques parmi les onglets en dessous de votre boîte à outils. Mais pour le moment, si vous n’avez aucune image ouverte, votre fenêtre ou onglet sera vide et les fonctions seront grisées.

Vous pouvez remarquer à gauche les chiffres que j'ai mis dans l'onglet des calques. L’œil : Ceci indique si votre calque est visible ou non. Si vous cliquez sur l’œil, celui-ci disparaîtra, et vous ne verrez plus votre calque blanc sur l’image centrale ! La chaîne : Ceci est utile pour verrouiller plusieurs calques ensemble afin de, par exemple, les déplacer d’un endroit à une autre dans l’image, sans avoir à déplacer les calques séparément, ni avoir à se battre pour les aligner lors du déplacement de ces calques.

La miniature : Ceci vous donne un aperçu en miniature de votre calque. Le nom du calque : Le premier calque par défaut s’appelle toujours Arrière-plan (ou Background si votre Gimp est en anglais), mais vous pouvez changer ce nom en double-cliquant dessus pour ensuite le renommer avant de valider en tapant sur la touche Entrée.

Mode : Cette fonctionnalité permet de modifier le comportement d’un calque en agissant sur les calques du dessous pour créer des effets. Opacité : Cette fonctionnalité vous permet de baisser l’opacité d’un calque pour le rendre semi-transparent ou pour atténuer un effet trop fort. Verrouiller le canal alpha : Ceci permet de ne pas pouvoir intervenir sur les parties transparentes. Si la case est cochée, vous ne pourrez ni peindre une région transparente, ni remplir des zones se situant dans ces régions, et les filtres comme le flou n’auront aucun effet sur ces régions.

Les boutons du bas : Ces boutons vous permettent un accès direct aux fonctions de gestion des calques, comme la création d’un nouveau calque ou d'un groupe de calques, le déplacement des calques dans la pile, la suppression d’un calque, la duplication d’un calque, et l’ancrage d’un calque flottant résultant d’un morceau de calque que vous venez de coller, pour le fusionner au calque visible le plus haut.

Modes de fusion : quels effets et quand les utiliser

C’est le mode par défaut pour tout calque nouvellement créé. L’image du dessus cache tout simplement l’image du dessous. Mais si vous baissez l’opacité, l’image du dessous devient visible et vous avez alors un mélange des deux images.

Sous ce mode, les valeurs foncées s’accumuleront et le calque du dessus foncera donc le calque du dessous. Par exemple, si vous avez un croquis en noir et blanc et que vous voulez colorier, ce mode est très pratique, puisque vos lignes noires ne seront pas du tout cachées par la couleur : elles s’accumuleront !

Là c’est tout le contraire : l’image est pâlie par les zones sombres du masque. L’image du dessous soumis à ce mode paraîtra délavée. Plus la couleur est foncée, plus le calque paraîtra transparent. Les zones noires sont donc complètement transparentes, tandis que les zones blanches seront complètement blanches. L’image du dessous se retrouve éclaircie par l’image du dessus et certaines couleurs pourraient se retrouver inversées.

Le noir n’a donc aucun effet. L’image du dessous se retrouve assombrie par l’image du dessus. Le blanc n’a donc aucun effet. Ce mode est une combinaison des modes Multiplier et Écran. Cet effet fait un peu penser à Diviser, mais à la différence que le blanc assombrit au lieu de ne rien faire. Calcule la différence entre les valeurs RVB du calque du dessus et du calque du dessous. Si la valeur de l'image du dessus est supérieure à celle de l’image du dessous, l’image apparaîtra normale, mais foncée. Si la valeur de l’image du dessus est inférieure à celle de l’image du dessous, l’image apparaîtra en négatif.

Pour chaque pixel, la valeur la plus basse entre les deux images sera conservée, ce qui fait que les zones blanches n’auront aucun effet tandis que les zones noires donneront des pixels noirs. Modifie la teinte du calque du dessous, mais pas la saturation, ni la luminosité. Modifie la saturation du calque du dessous, mais pas la teinte, ni la luminosité. Modifie la teinte et la saturation du calque du dessous, mais pas la luminosité. Utile pour recolorer une image. Modifie la valeur du calque du dessous, mais pas la teinte, ni la saturation.

Il n’y a qu'une chose que je peux vous conseiller : n’hésitez pas à les tester en faisant joujou avec !

Accès rapide aux fonctions des calques

Par les icônes en bas de la fenêtre des calques : Au nombre de six, ces fonctions vitales sont rapides d’accès. Par le menu contextuel (clic-droit) : Si vous faites un clic-droit directement sur un calque dans la fenêtre, vous aurez accès à plein de fonctionnalités. Par les raccourcis clavier : Certaines fonctionnalités ont un raccourci clavier déjà défini par défaut.

Créer, importer et organiser des calques

Pour le moment, on n’a qu’un seul calque. On va en créer un deuxième, qui va servir pour la coloration de notre logo en bleu, avec la méthode qui vous convient parmi les quatre que j’ai citées plus haut (menu Calque, boutons du bas, clic-droit ou raccourci clavier). Le plus souvent, vous serez amené à utiliser les valeurs par défaut, pour avoir un calque transparent de la même taille que le canevas.

Nous sommes maintenant prêts à ajouter nos images. Pour cela, rien de plus simple ! Allez dans Fichier > Ouvrir en tant que calques, puis parcourez les dossiers pour aller dans celui où vous avez enregistré vos images. Validez ensuite. Pas de panique ! Non non, on n’utilisera pas Échelle et taille de l’image. On va commencer par le calque le plus haut, soit le Tux.

Il est maintenant temps de faire les deux autres. Dans votre fenêtre des calques, sélectionnez le calque du serveur, puis faites la même opération en réglant la hauteur à 160 pixels. De cette façon, où que vous pointez, cela déplacera toujours le calque sélectionné. Maintenant, même si nos trois images sont dans le bon ordre par pur hasard, ils ne sont pas colorés en bleu car le calque bleu est en dessous d’eux. C’est beaucoup mieux !

Si vous devez déplacer plusieurs calques vers un même endroit, les verrouiller ensemble vous évitera bien des maux de tête. Pour la démonstration, allez dans votre fenêtre des calques, et vis à vis les trois cliparts (le Tux, le serveur et le globe), cliquez sur l’espace vide entre l’œil et la miniature. Vous pouvez maintenant ranger vos Tylenol (ou Doliprane, selon votre localisation).

Et si on décidait qu’on voulait des jumeaux et non un seul Tux à côté du serveur ? Maintenant, on pourrait décider tout d’un coup qu'on ne veut plus notre logo bleu totalement monochrome, mais avec des petites variations de teintes.

Masquer, ajouter ou retirer le canal alpha

Mais si vous avez besoin de masquer totalement un calque, vous n’avez pas besoin d’abaisser l’opacité à zéro. Cliquez tout simplement sur l'œil vis à vis le calque à masquer. Le canal alpha (ou couche alpha) permet de définir le degré de transparence d’un pixel, et cette information est supportée par le format PNG et les formats source (XCF, PSD).

Il peut donc arriver des fois que vous ayez besoin d’ajouter un canal alpha à un calque opaque, ou de retirer le canal alpha d’un calque qui a besoin d’être opaque. Pour faire un exemple, retirez le canal alpha de l’un des deux Tux. Je trouve cette fonctionnalité bien pratique en webdesign.

Fusionner les calques vs Aplatir l’image

Lorsque l’on veut exporter le travail final dans un format courant d’image, les calques ont besoin d’être fusionnés. Mais attention ! Vous avez deux choix et vous devez savoir bien les différencier pour choisir ce qui convient le mieux. Ces deux choix sont accessibles depuis le clic-droit sur un calque, ou depuis le menu Calque.

Fusionner les calques visibles : tous les calques qui ne seront pas masqués (et donc, qui ont l’œil affiché vis-à-vis ces calques) seront fusionnés entre eux pour former l’image finale. Si vos calques visibles n’ont pas les mêmes dimensions ou sont décalés, le calque final combinera les dimensions de tous ces calques, ce qui donne un calque plus grand, mais vous avez quand même le choix de rogner le tout avant de valider la fusion. La transparence, s’il y en a, sera conservée.

Aplatir l’image : tous les calques visibles qui ne sont pas masqués sont fusionnés ensemble, et tous les calques masqués sont supprimés. Donc, si vous voulez conserver la transparence, ne prenez pas Aplatir l’image !

Travail avec masques de calque pour fusionner des images

Pour les autres, pour qui c’est la première fois qu’ils touchent à un logiciel de traitement d’image gérant les calques, je vais vous imager ça. Imaginez une feuille de papier où vous avez du contenu imprimé. Imaginez maintenant que vous ajoutez une feuille par dessus et que cette feuille a des trous. Dans ces trous, on voit le contenu imprimé, tandis qu’en dehors des trous, ce contenu est caché. Une partie de ce contenu est donc cachée par cette feuille.

L’exercice que j’ai choisi est la fusion de deux photos de paysage, où l’on remplace le ciel de la première photo par celui de la deuxième photo. Maintenant, on va importer notre deuxième image dans la première en l’ouvrant comme un calque. Comme vous le voyez, un alignement et du rognage du canevas seront nécessaires avant de pouvoir fusionner les deux images.

Ensuite, avec Image > Taille du canevas, rognez l’image pour ne garder que la zone où les deux calques se chevauchent. Allez dans votre fenêtre des calques. Faites un clic-droit sur le deuxième calque, puis allez dans Ajouter un masque de calque. Dans ce cas-ci, laissez les valeurs par défaut comme sur la capture. Une fois validé, vous verrez qu’un carré blanc est apparu vis-à-vis le calque no.2.

Avant de commencer à peindre, vous devez savoir ces principes tout simples : tout ce que vous peindrez en noir sera caché, et tout ce que vous peindrez en blanc s’affichera totalement. Maintenant, on commence à peindre ! Puisque nous devons cacher la partie du bas du calque du dessus, vous devez donc peindre dans le bas, avec la couleur noire. Ensuite, prenez l'outil Pinceau, puis changez la brosse pour choisir Hardness 100 dans les options de l'outil.

En prenant une brosse floue, cela évite d’avoir une démarcation nette entre les deux calques et votre nouveau ciel s’intégrera donc mieux. Maintenant, je vais vous montrer quelques fonctions relatives aux masques, pour vous montrer les possibilités sur ce qu’on peut faire avec les masques. Cette fonction vous permet de visualiser votre masque dans la fenêtre d’image afin de pouvoir faire quelques ajustements au besoin.

Faisons-le en cliquant droit sur le masque et en allant dans Afficher le masque. Cette fonction désactive votre masque, ce qui fait qu’il n’aura plus aucun effet sur votre calque. Lorsque vous le désactivez, la miniature de votre masque sera encadrée de rouge. Cette fonction vous permet de générer une sélection à partir de votre masque. La sélection couvrira toute la partie blanche du masque. Ceci vous permet donc d’appliquer la forme du masque sur d’autres calques, voire sur d’autres masques.

Si vous avez foiré votre masque et que vous n’arrivez pas à corriger votre bourde, il est parfois plus simple de recommencer avec un masque neuf. Pour cela, vous pouvez le supprimer depuis un clic-droit sur votre masque. Vous pouvez l’essayer, pour constater que le bas du calque du dessus est à nouveau visible et que la deuxième miniature vis-à-vis ce calque est disparue. Lorsque votre masque est finalisé, vous pouvez l’appliquer au calque. En faisant ainsi, vous perdrez votre masque et toute la partie du calque qui est couverte par le noir devient transparente.

Maintenant, si vous n’avez pas annulé vos manipulations que vous avez faites pendant que je vous montrais les fonctions, annulez-les avant d’appliquer le masque. Les masques de calque ne servent pas seulement à fusionner deux images ensemble.

Outils d'alignement, de découpe, rotation et transformation

Permet d’aligner un calque avec les autres ou avec les bords de l’image. Cet outil permet de découper un ou tous les calques de la pile. Cet outil permet de faire une sélection sur le même principe que l’outil « sélection rectangulaire ». Si l’option « autoriser l’agrandissement » est cochée, la sélection pourra être plus grande que la taille actuelle de l’image.

Cet outil permet de faire pivoter un calque. Exemple: prenons un calque carré de 100 pixels de côté. Cet outil permet de redimensionner un calque. Permet de déformer une image en déplaçant les coins du calque.

fenêtre des calques GIMP icônes œil miniature

Masque de calques2hight

Problème Vérification Solution
Sélection flottante Présence d'un calque flottant Ancrer la sélection ou la convertir en calque
Sélection invisible Sélection très petite ou inversée Masque Rapide ou Tout sélectionner, puis Ctrl-Z si nécessaire
Calque non visible Symbole œil absent Cliquer pour afficher l’œil, activer la miniature
Peinture hors calque Dimensions du calque plus petites que l’image Agrandir le calque ou redimensionner
Effets inattendus Mode de fusion ou opacité mal réglés Tester différents modes, ajuster opacité

Maintenant, on a fait le tour des fonctionnalités que je voulais vous montrer. Masquez maintenant le calque blanc. Les fonctions présentées permettent de résoudre la plupart des blocages rencontrés lorsque l'on pense devoir "déverrouiller" un calque actif dans GIMP.

tags: #deverrouiller #calque #actif #gimp