Doit-on mettre des fonds blancs dans InDesign pour les couvertures et comment les gérer efficacement

InDesign demeure, comme pour les pages intérieures, le meilleur logiciel sur le marché pour la mise en page de la couverture. Certains auteurs préfèrent néanmoins employer Adobe Photoshop ou Adobe Illustrator, même si ces logiciels n’ont pas été spécifiquement conçus pour réaliser ce type de travail. InDesign est un logiciel de Publication Assistée par Ordinateur (PAO), avec lequel on peut rassembler tous les éléments différents d’une publication. L’usage combiné de ces logiciels est idéal pour réaliser une couverture de livre.

Il existe plusieurs types de couvertures : des couvertures souples, caractérisant les livres brochés, et des couvertures rigides, utilisées pour les livres reliés. Pour la fabrication de couvertures souples, l’impression de la couverture se fait sur la face extérieure d’un papier cartonné souple. Ce papier cartonné est plié directement autour du corps du livre. Quant aux couvertures rigides, l’impression de la couverture se fait sur une feuille qui est ensuite pliée autour d’un papier cartonné rigide. La mise en page des livres brochés et celle des livres reliés doivent donc être réalisées de façons différentes. La configuration de la couverture diffère de celle des pages intérieures.

Préparer la couverture : fond perdu et dimensions

Pour les pages intérieures comme pour la couverture, on définit des marges et un fond perdu (bleed) afin d’assurer une impression sans bords blancs après coupe. Le fond perdu, ou bleed, est une zone de débordement autour du document destinée à prolonger les éléments graphiques au-delà des bords finaux. Le fond perdu est une étape essentielle de tout projet destiné à l’impression et permet d’éviter les bords blancs après découpe. Le fond perdu n’apparaîtra pas sur le document final : c’est une marge de sécurité utilisée pendant l’impression. Le texte ou les éléments importants ne doivent pas se trouver dans la zone de fond perdu.

Pour les couvertures souples, la largeur et la hauteur doiventa être définies au format fini, sans fond perdu, et l’épaisseur du dos doit être renseignée selon le type de reliure (par exemple 15 mm pour la spirale). Pour les couvertures rigides, il faut prévoir un excédent de papier autour du carton et décaler les repères mors pour positionner correctement le dos. Si vous optez pour l’impression numérique, laissez un espace blanc d’environ 6 mm sur les deux côtés du dos afin de préserver l’adhérence de la colle. En revanche, pour les tirages offset, on prévoit des configurations adaptées à des grandes séries et on peut ajouter des rabats selon le format voulu.

Utiliser InDesign pour la couverture

InDesign reste le logiciel recommandé pour configurer les pages de couverture et placer correctement les éléments du dos et des rabats. Version anglaise : cliquez sur File, puis sur New. Number of Pages : saisissez la valeur 3 pour le nombre de pages. Width : indiquez la largeur de votre livre. Height : précisez la hauteur. Columns : laissez 1. Gutter : ne modifiez pas. Margins : laissez 0. Bleed : définissez le fond perdu. Le document s’ouvre et les pages doivent être placées les unes à côté des autres pour obtenir l’affichage correct de la couverture. Spécifiez ensuite l’épaisseur du dos et placez la page de couverture entre les pages 2 et 3. Les lignes de pliure du dos sont visibles et servent d’alignement pour tous les éléments.

Pour les couvertures rigides, il faut prendre en compte le mors et prévoir un excédent de papier de 19 mm qui sera plié autour du carton. Une page de garde est ensuite collée sur ce débord. Assurez-vous que le modèle ne dépasse pas la zone délimitée par la ligne violette. On peut définir manuellement le mors à l’aide de repères et positionner les repères à 10 mm de chaque côté du dos. Une fois la couverture créée, on peut l’exporter en PDF. Si le document est correctement configuré, les options d’export pour le bleed et les spreads doivent être utilisées et vérifiées pour assurer que le contenu s’étende jusqu’au bord du fond perdu.

Le fond perdu et les précautions d’impression

Le fond perdu permet d’éviter les bordures blanches et garantit un rendu net et professionnel. Les fichiers destinés à l’impression doivent inclure les repères de coupe, mais ces repères ne remplacent pas le fond perdu. Si vous utilisez des images ou des aplats qui touchent les bords, assurez-vous qu’ils s’étendent jusqu’aux extrémités de la zone de fond perdu. Ne placez pas d’informations importantes dans la zone de fond perdu.

Dans le cadre d’un travail complexe sur des maquettes de couverture, InDesign peut être utilisé seul ou derrière l’intégration d’éléments issus de Photoshop ou Illustrator. L’objectif est de coordonner les calques et les éléments graphiques afin d’obtenir une couverture cohérente et prête à l’impression. En cas de difficultés, il est possible d’utiliser un outil en ligne pour calculer les dimensions spécifiques et obtenir les valeurs exactes pour InDesign, notamment pour le format 170 x 240 mm ou d’autres formats.

Enfin, si l’importation d’un fichier AI dans InDesign crée un fond blanc qui correspond au format d’Illustrator, il faut vérifier les paramètres d’ouverture et s’assurer que la compatibilité des profils couleur et des calques est bien gérée. Dans tous les cas, un échange minutieux entre les fichiers AI et les paramètres InDesign permet d’éviter ce type de fond blanc et d’assurer une intégration fluide des éléments graphiques.

Diagramme de flux fond perdu et couverure

Indesign Marges perdues, marques de coupe préparation à l'impression

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