RawTherapee développe les fichiers RAF de Fuji et ouvre la voie à une édition gratuite et puissante des RAW Fujifilm

Logiciel gratuit de traitement des fichiers RAW, RawTherapee est le compagnon idéal des photographes. Il permet de travailler le fichier brut qui comporte toutes les informations capturées lors de la prise de vue par votre appareil. Pour faire un parallèle avec l’argentique, on peut le comparer à un développeur de photo. En effet, après traitement du logiciel, vous posséderez un fichier image à partager.

Présentation du logiciel RawTherapee. Ce compagnon gratuit, à la différence de Lightroom, vous aide dans le traitement de vos fichiers RAW. De la netteté au défloutage de vos photos, tout est possible. Le logiciel a une option de file d’attente qui permet de reporter le développement des photos. Vous pouvez travailler plusieurs images et ensuite lancer le travail d’exportation. Ainsi les ressources de votre ordinateur ne tournent pas à plein régime pendant les modifications effectuées sur vos photos.

Installation du logiciel RawTherapee. Vous pouvez retrouver la version du logiciel qui vous convient directement sur le site de RawTherapee. Quel que soit votre système d’exploitation, vous pouvez l’utiliser. Toutes les versions sont très stables, ce qui est un plus si vous utilisez différents systèmes. Pas d’inquiétude, bien que le site soit en anglais, le logiciel est traduit en français. L’installation est très simple. Il suffit de suivre les différentes étapes.

Présentation globale de RawTherapee. Une fois installé, ouvrez le logiciel. L’interface est assez intuitive et vous retrouvez plusieurs parties très complètes. En bas et à gauche se trouve l’explorateur de fichiers pour naviguer entre les différents dossiers. Au centre, vous avez les images en miniature du dossier sélectionné. À votre droite se trouvent les outils. filtrer les fichiers en cochant les cases et les options désirées (iso, format…). Pour vous accompagner, le site du logiciel a développé une aide bien faite et un mémo des raccourcis.

Premier contact avec RawTherapee. Vous avez choisi l’image avec laquelle vous souhaitez commencer à prendre en main le logiciel. Sélectionnez de préférence une photo avec un visage. Vous verrez plus facilement la puissance du logiciel. Pour utiliser un outil, vous devez l’activer en cliquant sur le petit point à gauche de son titre. Ainsi il apparaîtra dans l’historique qui se trouve en bas à gauche de votre écran.

L’onglet Détail et les outils de retouche

L’onglet Détail. Cette section est très bien pour influer sur la qualité de votre image manuellement, si le résultat auto ne vous convient pas. Vous pouvez aussi régler le noir et blanc et tant d’autres ajustements. L’onglet recadrage. Le cadre ne vous plaît pas ? L’onglet Raw. L’onglet Raw n’est pas à mettre entre toutes les mains. Laissez les valeurs par défaut, sauf si vous êtes un vrai pro.

Ces quelques fonctionnalités vous donnent envie de tester le soft ? Voici un petit aperçu du logiciel avec cette vidéo présentée par le photographe professionnel Julien Pons 😋

La question du dématriçage et le contexte des matrices

La guerre du gratuit : RawTherapee vs Darktable. Nous ne pouvons pas parler de gratuit et laisser de côté Darktable. C’est un autre logiciel gratuit de traitement des fichiers images, des fichiers RAW. D’ailleurs dernièrement, nous avions réalisé un article blog sur les logiciels photo gratuits si vous débutez en photographie. Les effets ne sont visibles que sur l’image 1:1. Vous l’aurez compris, RawTherapee est un logiciel complet domptable par tous les photographes. Sa gratuité n’est pas signe de bas de gamme, loin de là.

En complément d’un autre logiciel, ou selon votre utilisation, RawTherapee pourra être un bon compagnon pour développer des photographies de qualité. Vous souhaitez devenir un As de la Photo ? OK, on peut pinailler ma phrase sur la "protection".. Toujours est-il que ces données ne sont pas accessibles… au moins pour l’équipe de RawTherapee. La matrice de couleur (en anglais Color Matrix) est la base de tout traitement Raw. Sans cela pas de porte d’accès correcte aux données Raw. Ces matrices se trouvent généralement dans les Exifs faits par la conversion RAW=>DNG par Adobe DNG converter.

Il y a 2 valeurs, une pour D65 et l’autre pour Std A incandescent. On ne se sert que de ces données, qui sont ensuite combinées avec d'autres pour obtenir une image équilibrée. Depuis plus de 15 ans (jusqu’en 2018) Dave Coffin (auteur de Dcraw) a utilisé ce produit pour générer les matrices. Je donne pour information un extrait de Dcraw/* All matrices are from Adobe DNG Converter unless otherwise noted. */void CLASS adobe_coeff (const char *make, const char *model){ static const struct { const char *prefix; unsigned short black, maximum; // RT: Change to UShort short trans[12]; } table[] = { { "AgfaPhoto DC-833m", 0, 0, { 11438,-3762,-1115,-2409,9914,2497,-1227,2295,5300 } }, { "Apple QuickTake", 0, 0, { 21392,-5653,-3353,2406,8010,-415,7166,1427,2078 } }, { "Canon EOS D2000", 0, 0, { 24542,-10860,-3401,-1490,11370,-297,2858,-605,3225 } }, { "Canon EOS D6000", 0, 0,

Depuis, nous utilisons le même processus pour générer ces matrices, dans RawTherapee le fichier s’appelle "camsconst.json". J’ai récemment lu qu’il est compliqué pour un dérawtiseur "classique" d’exploiter au maximum les informations d’un capteur X-Trans. J’ai noté que mes JPEG, issus d’un X-M1, sont souvent meilleurs que les fichiers traités avec Lightroom. Avez-vous des conseils quant au choix d’un logiciel de dématriçage ?

Le principe du dématriçage et les matrices Fuji

Le principe ? La quasi-totalité des capteurs actuels fonctionne avec une matrice colorée qui recouvre les photodiodes. Le filtre permet à chaque pixel de ne recevoir qu’une seule information colorée par photodiode et comme vous pouvez le constater, il y a deux fois plus de vert que de bleu ou de rouge. Schématiquement, un capteur de 10 Mpx ne dispose plus donc "que de" 5 millions de pixels verts, 2,5 millions de pixels bleus et 2,5 millions de pixels rouges. Pour recouvrer toutes les informations et créer pour chaque photodiode un pixel coloré doté des valeurs des 3 primaires RVB, il faut dématricer les informations : c’est là que les choses se corsent.

Car pour recréer les valeurs manquantes par interpolation, il existe une multitude d’algorithmes plus ou moins rapides, plus ou moins précis et plus ou moins puissants. Si la matrice de Bayer domine largement le monde de nos CMOS, Fujifilm a toujours fait un peu bande à part avec des matrices colorées singulières. On se souvient des SuperCCD, EXR-CCD à la répartition différente des zones colorées. Désormais, la marque propose une matrice X-Trans. Le principe ? Avec le X-Trans le motif ne se répète pas tous les 2 x 2 pixels, mais tous les 6 x 6 points. L’unité de base est donc 3 x 3 pixels avec 5 zones vertes, 2 rouges et 2 bleues.

Il est donc "normal" que les algorithmes utilisés pour la matrice de Bayer ne fonctionnent pas avec la matrice Fujifilm. Généralement, les constructeurs sont plutôt avares en information concernant ces technologies propriétaires qui font leur singularité. Fujifilm notamment ne donne pas facilement les clés de dématriçage et il faut opérer en rétro-ingénierie pour lire les .RAF des boîtiers X-Trans. C’est pourquoi il a fallu beaucoup de temps pour que les principaux dérawtiseurs parviennent à prendre en charge les fichiers bruts Fujifilm et certains logiciels, comme DxO Optics Pro, ne les prennent toujours pas en compte.

Les différentes solutions et l’intégration RawTherapee

Parmi les solutions de développement de fichiers bruts disponibles, nous l’avons vu, il n’y a pas qu’un algorithme de dématriçage, mais plusieurs. Ainsi, chaque logiciel a son rendu spécifique et son interprétation colorimétrique, et on obtient comme résultat final autant d’images différentes que de logiciels. Par principe, nous avons exporté l’image avec les paramètres par défaut avec tous les logiciels. Cela n’a pas vraiment de sens, puisque le principe même d’un logiciel de développement est justement de peaufiner le rendu des images. Comparaison de détails sur différents développements du même fichier RAW. Comme nous l’avions annoncé, il y a autant de résultats différents que de logiciels. Nous nous attarderons davantage sur l’extraction de détail que sur le rendu colorimétrique.

Sur ce premier point, certains logiciels sont - par défaut toujours, il convient de le souligner - bien meilleurs que d’autres. Enfin, il serait plus rapide d’indiquer que Lightroom est le moins bon. Pour mettre en évidence la matière du livre de notre scène test, Iridient, PhotoNinja et CaptureOne se montrent les plus performants. Sur notre portion de texte, les algorithmes de dématriçage sont mis à mal et de nombreux artéfacts colorés sont visibles, alors qu’ils sont pratiquement absents sur le JPEG sorti tout droit du X-T10. RawTherapee s’en sort également assez bien, tout comme Silkypix (encore heureux !).

Sûr, sur la carte graphique, nous regardons également le moirage au niveau des pattes des composants. Là encore, les résultats divergent. Si le moirage est quasi invisible sur le JPEG du X-T10, il est clairement présent chez Iridient et PhotoNinja qui excellent du côté des détails. Même Silkypix est à la traîne et RawTherapee prend la tête de ce petit classement.

Bien sûr, ce test est assez limité. Nous aurions dû pousser plus loin l’investigation avec un portrait et un paysage afin de mettre en avant les différences avec des clichés différents, mais les résultats sont déjà concluants. Cependant, au final, il n’est pas si simple de déterminer un flux de travail pour les boîtiers X-Trans de Fujifilm. Car si la qualité d’image est une chose, le flux de travail en est une autre. Les dérawtiseurs s’accompagnent de solutions pour importer, trier, annoter, imprimer ses photos. Or dans ce domaine, il faut bien avouer que Lightroom excelle et que la solution Iridient est bien pauvre.

Certains photographes apprécient des solutions tout-en-un, d’autres ne jurent que par la pluralité de solutions excellant chacune dans son domaine. En somme, profitez des versions d’essai et de démo des différentes solutions proposées avant de faire votre choix en fonction de vos goûts et de vos usages. N’hésitez pas à nous posez vos questions via notre formulaire de contact.

Vous cherchez un logiciel pour dérawtiser vos fichiers RAW Fujifilm ? J’ai la réponse ! Il s’agit du logiciel Capture ONE Express for Fujifilm. C’est le logiciel officiel Fuji pour Windows et Mac. La vidéo « Comment ouvrir les RAWs Fujifilm ? » vous aide en vidéo et le texte ci-dessous n’a pas vocation a être lu car il a été généré automatiquement. Aujourd’hui, on va répondre à une question que j’ai à peu près au moins une fois par semaine. Vous cherchez le logiciel de post-traitement, le logiciel qui permet d’ouvrir les fichiers RAW de votre Fujifilm. Capture One, il y a une version professionnelle, celle avec les outils le plus complets et une version express avec des outils les plus simples et un peu de bridage, mais qui est disponible gratuitement et sans limite de durée pour les RAW Fujifilm. Donc, je vous invite à aller dans produits, Capture One Fujifilm, jusqu’à là pas de problème et c’est là que la plupart d’entre vous galèrent, c’est-à-dire que vous ne trouvez pas la version gratuite. Donc, il faut aller tout en bas de la page et en fait, ce n’est pas si caché que cela. Ici, vous avez à gauche Capture One Express Fujifilm et vous avez juste à cliquer sur télécharger et là regardez, j’ai download Capture One Express Fujifilm. Il y a juste à cliquer télécharger selon si vous êtes sur Windows ou sur Mac. Alors certes, vous allez devoir créer un compte pour pouvoir le télécharger, mais une fois le second là créer, le téléchargement va commencer, comme c’est le cas moi ici. Une fois qu’il est téléchargé, regardez c’est marqué, on est au niveau de l’écran, mais je sais bien que je reçois beaucoup de questions, donc vous ne devez pas le voir. Donc ici moi, si je lance Capture One, alors j’ai le 11, je n’ai pas le 12, peu importe, vous avez cet écran-là. Donc, je clique sur plus d’options. Et une fois que je suis dans plus d’options, vous devez cliquer sur Express Fujifilm. Et à partir de là, vous allez avoir un contrat à accepter et c’est terminé. C’est globalement assez simple. Alors je sais que c’est simple pour ceux qui savent, vous allez me dire, mais comme c’est quelque chose qui revient vraiment très régulièrement, j’ai préféré en faire une vidéo. Si vous débarquez chez Fuji, vous avez le guide de démarrage du fujiste débutant en cliquant sur les douze conseils juste ici. Si vous débarquez sur la chaîne, n’hésitez pas à vous abonner. Cliquez sur la cloche pour être prévenu des prochaines vidéos. En effet, les utilisateurs se plaignent fréquemment de l’effet d’aquarelle qui de manifeste dans certains détails, comme la végétation, sans parler d’artefacts en tous genres. Le flux de travail est très simple : transférez vos images de la carte mémoire à votre ordinateur, sélectionnez-les puis convertissez-les avec X-Transformer. Ensuite, importez-les dans Lightroom et traitez-les comme n’importe quel autre fichier raw. À ce stade du développement du plug-in, difficile de savoir si Iridient va également exploiter la possibilité de commander l’ouverture de fichiers raw dans d’autres programmes, à partir de Lightroom, comme DxO OpticsPro, Photo Ninja ou Luminar savent déjà le faire. Concrètement, qu’est-ce que ça donne ? D’abord, je tiens à relativiser à propos du dématriçage de fichiers .RAF dans Lightroom : sur les forums et sur certains sites, on l’annonce comme étant catastrophique. Effectivement, quand on zoome dans les images, on s’aperçoit que, dans les DNG issu de X-Transformer, les détails sont mieux restitués, notamment dans le lointain en mode détaillé (Fig 01), avec une différence moins évidente en mode doux (Fig 02). En tout cas, même en poussant un peu les réglages d’accentuation, l’image X-Transformer est un peu mieux restituée (Fig 04). Bref, X-Transformer semble être une solution prometteuse, qui va évoluer au fur et à mesure des bêtas. Notez que X-Transformer propose de nombreuses options, dont la possibilité d’empêcher toute réduction de bruit et accentuation à l’ouverture dans Lightroom, ce qui correspond aux choix par défaut, ce qui est une très bonne chose. Il y a également des options de gestion de métadonnées, de nom de fichier et de dossier de destination. Pour l’instant, X-Transformer est en version expérimentale (bêta) et sous Windows. Une version Mac sera disponible dans quelques semaines et, à l’avenir, il n’a pas exclu qu’Iridient applique le principe à d’autres appareils que els Fuji, ce qui permettrait de profiter de la qualité de ce programme de développement raw. J’espère sincèrement que, grâce à X-Transformer, les utilisateurs et fans de Fuji et de Lightroom arriveront à réconcilier les deux objets de leur passion.

grandes lignes dématriçage Fuji X-Trans

Fuji Rethink Raw

Tableaux et données clés. Le fichier CAMS constants et les matrices de couleur jouent un rôle central dans RawTherapee et à travers d’autres solutions. La conclusion générale: RawTherapee est une option compétitive et gratuite pour développer des RAF Fujifilm, avec des résultats très variables selon les algorithmes et les préférences utilisateur. L’éventail des solutions inclut aussi Capture One Express for Fujifilm et Iridient, qui offrent des résultats spécifiques et parfois supérieurs en termes de détail et de rendu.

En pratique, pour l’utilisateur Fujifilm qui cherche une alternative gratuite et puissante, RawTherapee offre une gestion avancée des tonalités, du défloutage et de la netteté, tout en permettant un flux de travail orienté lot grâce à la file d’attente. À cela s’ajoutent des ressources et de l’aide en ligne pour maîtriser les raccourcis et les méthodes de travail, ce qui peut accélérer l’apprentissage et la productivité.

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