Faire de la photographie, ce n’est pas uniquement prendre des photos, choisir son cadre et ses réglages, puis regarder ses images sur un écran. Laurent, un membre du Club Phototrend, s’est reconnu dans ce dernier Mercredi Pratique et a partagé avec nous sa pratique du livre photo dans Lightroom.
En lisant son message, nous avons compris que son témoignage pourrait servir à d’autres photographes qui se trouvent dans la même situation. Avant, je prenais une tonne de photos, principalement en vacances, car j’ai la chance de pouvoir voyager plusieurs fois dans l’année. Je mettais ensuite des semaines à tout trier, tout classer, tout traiter.
Aujourd’hui, je prends moins de photos, mais j’en prends davantage tout au long de l’année, à chaque occasion et surtout je me suis fixé pour objectif de sortir grand maximum 5 bonnes photos par sortie, événement, lieu visité. Pour cela, je me suis constitué un modèle de livre automatique sur Lightroom avec un système en double page (4 emplacements max en page de gauche et 1 seul emplacement en page de droite que je réserve pour ma meilleure photo), 240 pages avec le format que j’ai retenu sur Lightroom.
Le livre retrace les différents moments vécus dans l’année ou les sorties photo que je planifie davantage. Je m’efforce ou plutôt me force à limiter au maximum les photos retenues pour ne garder vraiment que les meilleures et les plus évocatrices du moment passé. À titre d’exemple, je peux n’en garder qu’une ou deux sur la page de gauche et dans tous les cas 1 seule sur la page de droite. Je peux aussi m’autoriser dans certains cas jusqu’à 2 doubles pages pour un même moment.
J’essaye également de varier un peu cette mise en page automatique en ayant en backup d’autres modèles de mises en page, ce qui permet de varier les plaisirs. Sur le terrain, je pense naturellement à ma fameuse double page et ça change tout ! Un peu de pression, mais que du plaisir !
Je cherche à faire des photos plus fortes, mes compositions sont beaucoup plus soignées qu’avant, j’arrête de mitrailler dans tous les sens avec la peur de rater le moindre truc, je réfléchis à l’histoire que pourrait raconter l’enchaînement de mes photos… J’ose des cadrages différents en raisonnant à la fois en mode paysage et portrait, ce qui évite la redondance lors du résultat final et permettra de varier la mise en page sur le livre.
En postproduction, je règle « rapidement » l’ensemble de mes photos, je sélectionne mes 5 photos de la sortie, je m’attarde plus sur le traitement de celles-ci et enfin, je visualise le résultat sur le module Livre. Pour être honnête, je n’ai pas encore imprimé les premiers livres que j’ai faits, car la démarche est encore relativement récente et comme vous le dîtes, quand je reprends mes fichiers RAW quelque temps après, que je revois ma sélection à tête reposée et ma mise en page, je suis surpris du résultat avant/après.
J’ai finalisé un premier livre sur l’année 2013, l’année où j’ai eu mon premier reflex, 2 livres pour couvrir 2014 et je dois boucler celui de 2015. Ça a été pas mal de boulot honnêtement de reprendre les 2 premières années, notamment de faire le tri. Merci Laurent pour ce témoignage. Nous sommes nombreux à laisser dormir nos photos sur nos disques durs et j’espère que ton message permettra à d’autres d’avoir le déclic et de se mettre à imprimer leurs photos de manière régulière.
