Photomontage, fondation Louis Vuitton et Cindy Sherman: une exposition majeure en France

La Fondation Louis Vuitton accueillera le premier événement consacré en France à Cindy Sherman depuis son exposition personnelle au Jeu de Paume en 2006 : l’exposition « Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton ». L’exposition réunira 170 œuvres de l’artiste - de 1975 à 2020 - soit plus de 300 images articulées par séries parmi lesquelles Untitled film stills, Rear Screen Projections, Fashion, History Portraits, Disasters, Headshots, Clowns, Society Portraits, Murals, Flappers. Une série nouvelle présentant des figures masculines et des couples sera particulièrement à découvrir.

On entre dans la Fondation Louis Vuitton, sise en bordure du bois de Boulogne, ébloui par l’architecture incroyable de ce vaisseau moderne conçu par Frank Gehry, avec cette terrasse faite d’un grand escalier sur lequel descend une cascade, vers les salles du musée. Pareil dispositif rappelle, en plus démonstratif, l’architecture de la Fondation Beyeler, à Bâle. Vaisseau, ou gigantesque bouquet de fleurs d’acier qui semble s’ouvrir perpétuellement au ciel ?

On ressort ébloui par la rétrospective « David Hockney 25 », la plus grande à ce jour du peintre vivant le plus coté au monde, des couleurs, des formes plein la tête, un formidable remontant contre la grisaille ambiante. Une leçon de vie de la part de celui qui affirmait, pendant la Covid où il était retranché dans un village du pays d’Auge, en Normandie : « Do remember, they can’t cancel the spring » (« Souvenez-vous qu’on ne peut abolir le printemps »).

En anglais, they, c’est « on », les autres, les autorités, la société. Impossible de balayer en détail cette rétrospective qui s’étend sur dix galeries et plusieurs niveaux, et qui malgré le titre de l’exposition laissant entendre qu’elle va se consacrer aux 25 dernières années de peinture, couvre en réalité toute l’œuvre de cet Anglais né en 1937 à Bradford dans une famille modeste : émouvant portrait de son père (1955) penché sur un livre, en début d’exposition.

Homosexuel ayant lu Walt Whitman et Constantin Cavafy, il vit mal en Angleterre, il s’établit en Californie dès 1964 où il peint ses fameuses piscines et de jeunes hommes nus et bronzés. C’est là qu’il réalise son chef-d’œuvre de l’époque, A Bigger Splash (1967), avec son architecture et son tracé aux formes géométriques - au format carré de Polaroid - qui enserrent la gerbe d’écume d’un plongeur invisible : influencé par les plongeurs de Matisse, Hockney, à l’époque, se lance un défi pictural, comment peindre l’éclaboussure d’un plongeon ? Jamais plus on ne pourra voir une piscine californienne sans l’associer au tableau de Hockney : ainsi, dans Mulholland Drive (2001), le film de David Lynch, récemment disparu, qui s’en inspire.

Jusque dans les années 1970, la piscine est le lieu géométrique d’un huis-clos, d’un dialogue muet entre des « figures », comme avec son célèbre Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) de 1972, qui représente un jeune homme en costume d’été, debout, au bord du bassin, contemplant un mystérieux nageur qui vient vers lui. Tout un paysage méditerranéen s’étage à l’arrière-plan : Hockney connaissait bien le pays français. On a beaucoup glosé sur ce tableau énigmatique, digne d’un roman policier comme Le Vallon (1946) d’Agatha Christie, qui représente Peter Schlesinger, l’amant de Hockney alors, sans qu’on puisse identifier le nageur dont la présence, en réalité, permet au peintre de résoudre un problème connexe : comment peindre l’eau en mouvement ?

La clé du tableau pourrait être que très tôt, Hockney a troqué les questions liées à la sexualité contre celles, plus intéressantes et pérennes à ses yeux, d’esthétique et de peinture. Gage de renouvellement, ce troc lui a permis d’innover sans cesse : « Avec une incroyable agilité, il passe de la peinture à l’huile à l’acrylique, de l’aquarelle au fusain ou aux crayons de couleur et s’émerveille dès leur apparition des possibilités de l’iPad, ses outils favoris aujourd’hui. (3) »

Le 15 novembre 2018, Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) a été adjugé, chez Christie’s à New York, à 90,3 millions de dollars, soit près de 80 millions d’euros, un prix record pour un artiste vivant. Dans ces années 1970, Hockney utilise ses dons de dessinateur pour représenter, dans la lignée de la conversation piece anglaise du XVIIIe, une série de doubles portraits, dont Mr and Mrs Clark and Percy (1970), au célèbre chat blanc regardant par la fenêtre ouverte, ou bien Christopher Isherwood and Don Bachardy (1968), où la corbeille de fruits posée sur la tablette suffit, pour qui sait lire les symboles, à désigner leur type de sexualité.

Sur la droite du tableau, d’épais coussins mauves garnissent un lit. Voir ces portraits iconiques réunis dans une seule et même salle produit une sensation toute particulière, celle d’un sublime déjà-vu. Comme celle d’un Picasso qu’il admire, l’œuvre de Hockney est rythmée par des périodes qui correspondent souvent aux lieux qu’il a investis. Dans cette rétrospective dont il a conçu lui-même l’accrochage, la scénographie, le choix de la couleur des murs - orange vif, bleu canard, jaune citron -, chaque salle scande des paysages correspondant à des pays d’élection, avec des formats souvent spectaculaires.

Sur un mur orange, A Bigger Grand Canyon (1998), une huile composée de 60 toiles juxtposées, convoque une éclatante symphonie de rouges, d’orangés, de verts et de violets. Le point de fuite classique est mis à mal par cette série de perspectives locales, qui dispersent le panorama de carte postale pour laisser place à la rotondité. Lors de son long séjour dans son Yorkshire natal, dans les années 2010, Hockney retrouve la veine des paysagistes anglais comme Constable et Turner, n’hésitant pas à planter son chevalet en plein air, renouant avec l’huile tout en expérimentant avec la photographie et l’informatique pour donner ce mural monumental qu’est Bigger Trees near Warter ou Peinture sur le motif pour le Nouvel-Âge Post-photographique (2007) qui occupe tout un mur de la Fondation.

Hockney investit le Yorkshire, région réputée d’un vert sombre et parfois triste, de sa palette colorée : les arbres et les sous-bois sont vert vif ou carrément mauve, comme dans Felled Trees on Woldgate (2008), sorte de Constable Pop. Les préoccupations esthétiques ne le quittent jamais. Le chef-d’œuvre de cette période est peut-être Garrowby Hill (2017), vue plongeante sur une route serpentine peinte en mauve pour se faufiler dans un paysage fait de carrés ou rectangles de couleur : bel exemple de perspective inversée, puisque chaque morceau pointe vers l’extérieur du tableau.

La route serpentine, motif que Hockney reprend à Cézanne, fait le lien avec Mulholland Drive et les routes californiennes : là encore, le peintre dépasse les aléas, les tournants de sa propre biographie, il ne conçoit pas ces contrées diverses en termes d’exil ou de retour au pays natal mais plutôt comme des problèmes esthétiques à résoudre ou à creuser. Des maîtres anciens, qu’il connaît sur la paume de sa main depuis le Royal College of Art de Londres à la fin des années 1950, Hockney alterne une attention au portrait individuel et un goût prononcé pour les fresques collectives.

Il peint ses visiteurs, ses amis, ses proches, les saisissant au naturel, assis sur une chaise. Dans la lignée de Rembrandt, il pratique l’art de l’autoportrait, comme avec ses Self-Portraits de 2012, une série de 15 autoportraits, dessins sur iPad imprimés sur papiers : tour à tour ébahi, furieux - contre la vieillesse, peut-être -, posé avec son éternelle cigarette au bec et sa casquette, Hockney se confronte à lui-même, sans fard, dans une démarche qui alterne entre l’accueil / la désapprobation de soi. Il n’hésite pas non plus à s’inclure par deux fois, une fois à gauche, une fois à droite, dans un tableau le représentant en train de contempler ses propres tableaux de fleurs. Mais il voit toujours plus large.

Des fresques dignes de la Renaissance italienne surgissent dans une salle qui laisse le spectateur pantois. Pictured Gathering with Mirror / Réunion photographiée avec miroir (2018) présente une vue plongeante sur une vingtaine de personnages debout, ou bien assis sur des chaises, un chien allongé, reflétés par un miroir qui bien sûr les montre en position inversée. Ils ont la précision de la photographie, mais il s’agit en réalité d’un dessin photographique imprimé sur papier. On ne sait qui ils sont, de quoi ils conversent, c’est une conversation piece à grande échelle, mais comme dans une fresque de Véronèse ou du Titien où l’on reconnaît le commanditaire du tableau, on décèle la présence de l’artiste adossé à un mur sur la gauche, en chemise et bretelles, en train de discuter tranquillement avec une jeune femme en robe noire.

Dans le miroir, le chien aplati sur le sol nous regarde, alors qu’il était de dos dans la première partie. Ce vertigineux effet d’optique n’est pas gratuit, il est mis au service d’un questionnement sur le mystère de la personne, dont on ne sait si elle possède une épaisseur ontologique, ou si elle n’est pas simplement « figure » - le mot est récurrent dans ses titres - voire figurine. Pour un peu, le spectateur se surprendrait à se chercher lui-même au fond du tableau.

Le jeu narcissique sur le miroir et la mise en abyme est poussé au paroxysme de l’habileté dans l’une de ses dernières toiles, Play within a Play within a Play and Me with a Cigarette (2024-2025), dans laquelle Hockney, désormais vivant à Londres pour raisons de santé, s’est représenté de face en costume bariolé dans une arrière-cour en train de dessiner Play within a Play within a Play and Me with a Cigarette, etc., à l’infini. Parmi ses pays d’élection, la Normandie, et plus particulièrement le pays d’Auge, près de Beuvron, où il s’installe entre 2019 et 2023, tient une place de choix, et une galerie à part entière, au même titre que le Yorkshire ou la Californie.

On avait eu vent de son œuvre par diverses expositions : « David Hockney, impressions 1970-2020 » aux Dominicaines de Pont-L’Évêque en 2021, où il déclinait déjà les vues entourant sa demeure normande, « A Year in Normandie », fresque inspirée par la tapisserie de Bayeux au musée de l’Orangerie à Paris en 2021-2022, et ses variations sur la lune dans la « Moon Room » exposée au Musée des Beaux-Arts de Rouen en 2024 dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste. La salle de la Fondation Vuitton récapitule ces travaux générés en bonne partie par le Covid.

Confiné dans le bocage normand, Hockney déclare qu’à plus de 80 ans il n’a jamais autant travaillé, peignant de jour comme de nuit, allant jusqu’à capter, à quatre heures du matin, la lune au-dessus des arbres de son jardin, inspiré par la courte nouvelle « Clair de lune » de Maupassant (1882), qui se conclut par cette confidence : « … ce n’est pas un homme que nous aimons, mais l’amour. Et ce soir-là, c’est le clair de lune qui fut mon amant vrai. »

Normandie oblige, il s’inspire aussi du Giverny de Monet qu’il revisite avec un acrylique sur toile, Giverny by DH (2023). Du maître de l’impressionnisme, il retient l’idée que son jardin-monde mérite d’être scruté au fil des heures et des jours, d’où la datation précise de chaque tableau, la date servant parfois même de titre : 30th April 2020 suffit à désigner sa maison à colombages envahie par l’explosion du vert et du blanc d’un arbre en fleurs. Mais c’est un Monet qui manierait l’iPad !

Des Fauves et de Matisse, il a su garder une liberté totale dans sa figuration de l’espace, comme pour dépeindre en vue plongeante la place de Beuvron-en-Auge, avec ses maisons aux toits rouge vif, accentuant « l’effet de cirque de la place avec ses deux voies courbes qui l’enserrent ». Il peint vite et bien, imprime aussitôt, pour être au plus près de l’événement naturel qu’il a voulu capter. En plein Covid, il sait que cette nuit-là, il a fait un tableau : c’est toujours ça « qu’ils » n’auront pas.

La fresque de l’Orangerie lui permettait de juxtaposer les instants divers de son jardin, déroulé impossible dans l’espace et dans le temps, mais que l’œil du spectateur, constamment sollicité comme à Bayeux, permettait de reconstituer. S’il pratique volontiers la mise en abyme, il ne cesse d’impliquer le pas et le regard du spectateur dans la perception toujours mouvante, en marche, de l’œuvre. L’exposition s’achève en fanfare, avec la galerie 10 consacrée au travail de Hockney peintre d’opéra. Loin d’être une simple collection de décors, la salle est conçue comme une création immersive, Hockney peint l’opéra dont les murs mis en musique voient défiler les tableaux de l’artiste pour The Rake’s Progress de Stravinsky à Glyndeborne (1975) d’après Hogarth, La Flûte enchantée (1978) au même festival, Parade de Satie, Les Mamelles de Tirésias de Poulenc, L’Enfant et les sortilèges de Ravel, Le Sacre du printemps, Le Rossignol et Œdipus Rex de Stravinsky au Metropolitan Museum de New York (1981), jusqu’au Turandot de Puccini au Lyric Opera de Chicago (1992).

architecture et parcours Fondation Louis Vuitton

Les spectateurs sont invités à s’asseoir par terre et à profiter de la musique murale, dans cette salle d’opéra reconstituée. Par cette explosion finale de couleurs et de sons, on remarque les constantes d’une palette peignant les arbres en rouge vif, les frondaisons en bleu nuit, les sous-bois en mauve : « Il n’y a pas de couleur exacte, il n’y a que la couleur de la sensation perçue. » On comprend mieux dès lors la profonde continuité entre la nature et l’opéra permettant à Hockney de planter ses figurines, figures au sein d’un décor bariolé, toujours renouvelé par le rythme des saisons, avec une irrespectueuse vitalité.

DAVID HOCKNEY 25 Du 09.04.2025 au 31.08.2025 Fondation Louis Vuitton, 8 Av. 1. 2. Jean Frémon, David Hockney en Pays d’Auge, L’Échoppe, 2020, p. 3. Véronique Bouruet-Aubertot, « L’éternel printemps de David Hockney », Connaissance des arts, avril 2025, p. 4. Voir J.-P. Naugrette, « David Hockney, conversation pieces, 1960-1985 », in L’art dans l’art, textes réunis par B. Brugière, M.-Ch. Lemardeley, A. 5. Guy de Maupassant, « Clair de lune », 1er juillet 1882, in Contes et nouvelles, Laffont, « Bouquins », 1988, p. 6. Frémon, p. 7. 8. Frémon, p.

Cyrille Weiner photographie beaucoup l’architecture. Mais lui qui s’intéresse souvent aux usages et à l’appropriation des lieux, s’est trouvé, cette fois, face à des locaux inoccupés. Pour M Le magazine du Monde, Cyrille Weiner a, en effet, tiré le portrait de la fondation Louis-Vuitton, avant son ouverture au public le 27 octobre prochain. Le photographe - qui a notamment travaillé sur les extérieurs du musée du Quai Branly, le Pôle international de la préhistoire (Dordogne) et qui collabore régulièrement avec l’architecte et scénographe Patrick Bouchain - livre ainsi en exclusivité le premier reportage diffusé en France du monument consacré à l’art contemporain. Lorsque Cyrille Weiner s’empare du sujet, en cette toute fin du mois d’août, ni les œuvres ni les visiteurs n’ont encore investi les lieux.

« Je me suis donc plutôt penché sur l’inscription des lieux dans le site, comment celui-ci peut dialoguer avec l’existant. » Le batiment construit le long du Jardin d’acclimatation surgit des arbres du bois de Boulogne. « Ce qui m’intéressait, c’était de montrer le bâtiment dans son contexte, dans son rapport au bois, au végétal, là où la nature est omniprésente. Le photographe a donc cherché à capter des ambiances, dans une approche qu’il qualifie lui-même d’« atmosphérique ». « Le bâtiment réagit à la lumière. C’est un objet organique, vivant et changeant, avec des propositions nouvelles à chaque instant. »

Mais, en ces jours de rentrée, le ciel est très capricieux, oscillant du très gris au très lumineux. « J’aurais aimé avoir une palette de météo bien plus large, mais j’ai finalement décidé de jouer avec les variations de la journée. » Il met ainsi en lumière les formes de ce bâtiment qui lui inspire aussi un sentiment très futuriste : « Il y a ces poutres courbées, le jeu des matériaux qui laisse apparaître la charpente, cette alliance étonnante entre le bois et le verre. Et puis il y a aussi la courbe et l’oblique, présents en permanence. » Pourtant rien ici de démesuré : « J’aime l’échelle du lieu. Il apparaît, puis disparaît. Il s’efface dans la nature. Quand on se recule, il est complètement caché, puis quand on s’approche, il se donne complètement. Il est impressionnant tout en restant abordable, humain. »

portrait et architecture photographique

Et c’est d’ailleurs comme tel que Cyrille Weiner l’a photographié : « J’ai fait cette série comme je ferais le portrait d’une personne. Avec ses humeurs et ses expressions. »

🇫🇷[PARIS ART EXHIBITION] DAVID HOCKNEY 25(LOUIS VUITTON FOUNDATION) (4K 120FPS UHD) 10/APRIL/2025

Au printemps 2025, du 9 avril au 1er septembre, la Fondation invite David Hockney, l’un des artistes les plus influents des XXᵉ et XXIᵉ siècles, à investir l’ensemble de ses espaces d’exposition. David Hockney s’est totalement impliqué dans la réalisation de cette exposition. Il a lui-même choisi, après avoir présenté les œuvres « mythiques » de ses débuts, d’ouvrir l’exposition sur les vingt-cinq dernières années de son œuvre, proposant ainsi une immersion dans son univers, couvrant sept décennies de création. « Cette exposition est particulièrement importante pour moi, car c’est la plus grande que j’aie jamais eue - les onze galeries de la Fondation Louis Vuitton !

Quelques-unes de mes toutes dernières peintures, auxquelles je suis en train de travailler, y seront présentées. Ça va être bien, je crois. L’exposition « David Hockney 25 » montre combien ces dernières années témoignent du renouvellement permanent de ses sujets et de ses modes d’expression. La capacité de l’artiste à toujours se réinventer à travers des nouveaux media est en effet exceptionnelle. D’abord dessinateur, passé maître dans toutes les techniques académiques, il est aujourd’hui un des champions des nouvelles technologies.

En préambule, sont réunies au rez-de-bassin des œuvres emblématiques des années 1950 aux années 1970 - depuis ses débuts à Bradford (Portrait of My Father, 1955), puis à Londres, jusqu’en Californie. La piscine, thème emblématique, apparaît avec A Bigger Splash, 1967 et Portrait of An Artist (Pool with Two Figures), 1972. Sa série de doubles portraits est représentée par deux peintures majeures : Mr. and Mrs. Clark and Percy. Ensuite le cœur de l’exposition renvoie aux 25 dernières années, passées principalement dans le Yorkshire où il redécouvre les paysages de l’enfance, ainsi qu’en Normandie et à Londres.

On y assiste à une célébration du Yorkshire, l’artiste faisant d’un buisson d’aubépine une explosion spectaculaire du printemps (May Blossom on the Roman Road, 2009). David Hockney, 27th March 2020, No. Dans le même temps, David Hockney poursuit le portrait de ses proches, à l’acrylique ou sur iPad, ponctué de plusieurs autoportraits. L’exposition en compte une soixantaine en galerie 4, associés à des « portraits de fleurs » réalisés à l’iPad mais insérés dans des cadres traditionnels, créant un trouble dont on retrouve l’effet dans le dispositif qui les réunit au mur, 25th June 2022, Looking at the Flowers (Framed), 2022.

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