Bande noire et rendu noir et blanc dans Photoshop: workflow 1080, PSD et renders RAW

Je vous l’annonce récement, j’ai envie d’aborder la question du noir et blanc. Ce n’est pas à proprement parler spécifique au voyage, mais c’est une problématique récurrente, alors allons‑y ! Pre­mière chose : shoot en RAW, je ne le dirai jamais assez. Si vous choisissez le mode monochrome à la prise de vue, votre RAW contiendra les informations de couleur. Si vous n’avez que le jpeg, photographiez quand même en couleur.

Cet article reprend une photo prise à Londres: c’est gris, terne. L’astuce est simple : utiliser le calque de réglage « Noir & Blanc ». Vous allez développer votre RAW en couleur, puis l’ouvrir en 16 bits sous Photoshop. Vous pouvez faire défiler les prédéfinis pour choisir ce qui vous convient le mieux, et les modifier en bougeant les curseurs. En gros, vous allez choisir quelles teintes correspondent à quelles valeurs de gris ; si les rouges seront plus sombres que les bleus, etc.

Là où c’est encore plus intéressant, c’est que vous pouvez appliquer les réglages sur certaines parties de l’image uniquement (je vous avais expliqué le principe du calque de réglage ici). Ainsi, j’aime le rendu des arbres avec le pré‑définis « x » mais je préfère le ciel avec « y », eh bien je peux les mélanger. J’aime le rendu global ci‑dessus, mais pas le rendu du pont. En réalité, la partie métallique est peinte en bleu (et c’est assez moche). Problème, ce deuxième pré‑définis ne me satisfait pas dans le rendu des nuages. Comment faire ?

Vous vous souvenez du dégradé que nous faisions pour obtenir un beau ciel bleu ? Hé bien on va reprendre le même principe, mais en utilisant le pinceau. Première étape, créez le premier calque de réglage (qu’on nommera 1), celui qui va s’appliquer sur la plus grande partie de l’image. Désactivez‑le (décochez le petit œil) puis créez un nouveau calque (qu’on nommera 2), qui concernera la deuxième partie. Sur le pont de Londres, j’ai ainsi un calque qui s’applique sur toute l’image et un autre qui concerne la tour et les parties métalliques.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le premier calque a la priorité. On va donc placer le calque concernant la tour en dessous de l’autre. Dans l’ordre, vous devez avoir un calque avec votre image, le calque 2 puis le calque 1. Ensuite, remplissez le calque 2 de noir (pot de peinture ou Ctrl + I). Là, vous ne voyez plus son effet. Sélectionnez le pinceau et venez peindre, en blanc, sur le masque pour l’appliquer là où ça vous intéresse.

En termes simples, les Encarts letter box sont des petites bandes qui peuvent s’appliquer à vos images pour leur donner un aspect ratio irrégulier tout en conservant leur taille 16:9. Les Encarts letter box permettent de recadrer les images tournées en 16:9 pour un 2.35:1 plus cinématographique. Avant, pour déposer des Encarts letter box dans votre projet, il fallait soit télécharger un modèle gratuit limité, soit créer le vôtre. Ces modèles de Encarts letter box sont très faciles à utiliser et à manipuler. Tous les fichiers sont des images PNG.

Pour utiliser les modèles, il suffit de faire glisser et déposer la résolution letterbox appropriée au‑dessus de votre séquence dans votre application de montage vidéo, Final Cut ou Premiere. Les fichiers PSD et PNG offrent une flexibilité notable: les éléments PNG servent de calques transparents facilement superposables, tandis que les PSD permettent une édition non destructive et une adaptation rapide des dimensions et de la couleur pour s’intégrer à divers projets. Pour les flux de travail, les solutions « déposer et utiliser » réduisent considérablement le temps de préparation. Il suffit d’importer les images PNG avec les bandes letterbox dans le projet et de les positionner au bon endroit par rapport à la séquence.

Dans les logiciels de montage comme Final Cut Pro ou Premiere, les calques letterbox peuvent être empilés au‑dessus de la vidéo, sans toucher au recadrage source, afin de préserver la résolution et la netteté. Les avantages principaux résident dans la constance visuelle: même avec des plans tournés en 16:9, on peut afficher un format 2.35:1 pour obtenir une apparence plus cinématographique, tout en conservant la mobilité et la taille d’image initiale. Les modèles varient selon l’épaisseur et la couleur des bandes, pour s’ajuster à l’esthétique du projet et à la palette générale. Pour résumer, les Encarts letter box sous forme PSD et PNG offrent une solution rapide, économique et polyvalente pour transformer des séquences 16:9 en 2.35:1 sans perte de résolution.

Le format et l’usage se récapitulent ainsi: les PNG offrent une superposition facile avec transparence, les PSD permettent une édition avancée et les couches 16:9 originelles restent intactes. Ajoutez les lettrebox à votre projet en les déposant au‑dessus de la séquence et ajustez l’opacité ou la couleur si nécessaire pour harmoniser l’ensemble.

Par ailleurs, pour poster des photos au format 3:2 sur Instagram en format 4:5, vous pouvez ajouter deux bandes noires en haut et en bas afin de préserver l’intégralité de l’image. Certaines méthodes consistent à passer par Lightroom puis Photoshop, en utilisant la zone de travail et le choix des couleurs pour obtenir le même effet sans altérer la photo d’origine. Les conseils incluent aussi des discussions sur le profil colorimétrique et l’exportation JPEG optimisée, avec des variations de bruit et de profondeur pour éviter le banding lors des dégradés.

Pour améliorer la conversion en noir et blanc, Photoshop propose plusieurs approches: le calque de réglage Noir et Blanc, la courbe de transfert de dégradé, ou le mélangeur de couches. Chacune offre des possibilités de modifier les valeurs de gris en fonction des couleurs présentes dans l’image et permet d’obtenir un rendu plus personnel et plus riche qu’une désaturation simple. Le mélangeur de couches, en particulier, peut renforcer la couleur des tons bleus ou d’autres nuances pour révéler des détails spécifiques dans le portrait.

Les techniques pratiques incluent l’utilisation des modes de fusion pour influencer uniquement la couleur du calque inférieur, l’application de réglages sur des masques pour un contrôle sélectif, et l’enregistrement de paramètres prédéfinis afin de les réutiliser sur une série de photos. Il convient aussi d’expérimenter avec le bruit et le passage de 16 bits à 8 bits pour l’exportation, afin de limiter les artefacts et le banding: commencer par préserver les fichiers en 16 bits, puis finaliser en 8 bits pour l’exportation et éviter les dégradations dues au filtre d’éclairage et aux traitements lourds sur les dégradés.

Le phénomène de faux banding dans Photoshop peut apparaître à l’affichage mais ne pas apparaître sur Lightroom ni sur l’export final; cela dépend des profils, de la calibration écran et de la carte graphique. Certains professionnels préfèrent travailler en 10 bits par couche (30 bits par image) pour réduire ce problème et obtenir des transitions plus douces. En synthèse, créer un noir et blanc réussi requiert plus que la simple désaturation: il faut maîtriser les réglages, les modes de fusion, et les dégradés afin de sublimer le sujet et d’obtenir une profondeur et un contraste adaptés à chaque image.

Pour conclure, le noir et blanc n’est pas nécessairement une solution “par défaut” à une mauvaise photo couleur. Avec un peu de pratique, on peut valoriser un portrait en exploitant les couleurs et les valeurs de gris. Les techniques présentées incluent l’utilisation du calque de réglage Noir et Blanc, les courbes et le mélangeur de couches, avec des possibilités d’enregistrement de presets et d’ajustements spécifiques pour chaque photo. En fin de compte, le rendu black and white peut être personnalisé de manière fluide et efficace grâce à ces approches et à la pratique régulière.

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