DxO Optics Pro et RAW : traitement expert des images dans l’écosystème DxO

DxO Optics est un logiciel spécialisé dans le traitement des fichiers RAW. Pour ceux qui auraient manqué un des épisodes précédents de l’évolution de la photo numérique, rappelons que ce format a pris une importance majeure chez les pros comme les amateurs avertis. Avec le RAW, le photographe est en mesure d’opérer des choix de développement comme jadis dans la chambre noire de l’ère argentique, plutôt que de les confier à un obscur ingénieur nippon. Parmi les logiciels de traitement RAW, DxO Optics fut l’un des pionniers et de longue date l’un des plus appréciés des pros.

Mais qu’en est-il aujourd’hui face à Adobe Lightroom 3 (ou son jumeau Adobe Camera Raw 6.3 intégré dans Photoshop), mais aussi Bibble Labs 5.2 ou Capture One Pro 6 qui sont ses principaux concurrents ? De fait, DxO Optics reste le champion des automatismes de traitement, car il aborde le développement RAW en termes de couple boîtier-optique. Dès l’installation, l’utilisateur doit indiquer le ou les boîtiers, ainsi que les objectifs qu’il utilise. L’éditeur déploie une énergie considérable pour enrichir sa base de données sur le matériel et annonce que sa cadence de mise à jour va doubler cette année.

Cela ne signifie pas pour autant que DxO ne sera pas en mesure de traiter les clichés, car depuis la version 6, les réglages manuels sont autorisés. Sur ce terrain, DxO Optics demeure sans concurrence à sa hauteur et même les objectifs Fisheye ne leur font pas peur comme on peut le voir sur la page de Ken Rockwell (il suffit de passer la souris sur les images pour voir l’avant et l’après). Bien sûr, on achète un Fisheye justement pour son effet de déformation, mais la démonstration n’en est pas moins éloquente. Dans les automatismes liminaires, il faut compter avec la réduction du bruit et l’augmentation de la netteté.

Lightroom et ACR (Adobe Camera Raw) ont récemment procédé à une refonte de leur moteur de dématriçage, procurant un gain substantiel en précision et en netteté. Mais comparé, à DxO Optics, les progrès des logiciels Adobe ne sont que du rattrapage, car DxO Optics a revu dans le même temps son dématriçage. Cependant, l’écart est devenu si faible que la pertinence d’une collaboration entre Lightroom et DxO s’amincit. L’efficacité de DxO Optics est rehaussée par la nouvelle interface de la version 6 dans laquelle le flux de traitement est sensiblement clarifié en comparaison des versions antérieures.

On répertorie d’abord les fichiers que l’on veut développer dans le module « Sélectionner ». Mais si ce n’est pas le cas, il faut s’arrêter dans la section « Personnaliser » pour régler plus finement le « tirage virtuel ». Ici les nouvelles palettes rétractables sont d’autant plus faciles à appréhender que DxO propose des préréglages en fonction du niveau d’expertise de l’utilisateur. En mode avancé, il faut d’ailleurs un peu de sagacité pour débusquer les options les plus pointues derrière un petit signe « + » en bas à droite de chaque palette. Nouveauté de DxO 6, la palette Lighting-HDR sert à éclaircir les zones sombres et bouchées.

Le traitement proprement dit des images est on ne peut plus simple puisqu’il se déclenche par glisser-déposer. Cependant, DxO ne brille toujours pas par sa vitesse et on sera bien inspiré de le laisser mouliner quand on n’a pas besoin de l’ordinateur. Comparé au plus véloce des logiciels actuels, Bibble, DxO est franchement à la ramasse. Enfin, la section « Visualiser » est juste destinée à l’observation des images traitées, mais pas d’impression (même en PDF), ni de module pour créer un diaporama voire un site Web.

Pour les photographes dont la conversion au numérique est plus ou moins récente, DxO commercialise en supplément un module FilmPack (99 €) dont le but est d’imiter le rendu caractéristique des émulsions argentiques. Or justement, la personnalisation n’est plus exactement le point fort de DxO si on le compare à ses concurrents, car il manque cruellement des outils de corrections locales dont tous ses compétiteurs jouissent. Pour être exact, DxO 6 en propose tout de même un pour un changement de couleur sélectif, mais il est si peu efficient que, le plus souvent, on s’en sortira mieux avec la palette Teinte/Saturation à la Photoshop. Donc, pas de filtres gradués si utiles pour les ciels brûlés, pas de vignetage artificiel si intéressant pour concentrer l’attention sur le sujet, pas de clonage pour éliminer les éléments indésirables ou les imperfections. Pas plus de correction locale de la luminosité et de la netteté que l’on utilise même pour lisser les peaux des visages avec Lightroom-ACR.

DxO Optics Pro v10 est maintenant compatible avec Lightroom et les systèmes de classement par étoiles de d’autres logiciels. Basée sur un étalonnage scientifiquement rigoureux du matériel photographique, DxO Optics Pro 10 propose des outils plus puissants pour traiter automatiquement des fichiers RAW et JPEG. Cette nouvelle mouture offre des outils très performants comme un débruitage très efficace, une optimisation de DxO Lighting Smart et de DxO ClearView. DxO Optics Pro 10 est conçu pour s’intégrer parfaitement à un flux de travail avec Lightroom. Le logiciel transfère les images RAW et DNG de la bibliothèque de Lightroom à DxO OpticsPro pour le traitement, puis les remet à Lightroom au format DNG. DxO OpticsPro 10 va plus loin et étend sa compatibilité; les étoiles assignés dans Lightroom et dans d’autres logiciels tiers sont automatiquement lues dans les données EXIF ou XMP.

Les préréglages visuels de DxO Optics Pro 10 offrent aux photographes la possibilité d’appliquer automatiquement des paramètres adaptés à de nombreuses scènes; comme le portrait, les paysages, le noir & blanc et le HDR. Se présentant comme un plugin pour DxO Optics Pro, DxO Film Pack permet aux photographes d’appliquer directement à leurs images brutes de nombreux rendus de films analogiques ainsi que divers effets graphiques et plastiques. OpticsPro 10 donne maintenant accès aux préréglages de « Designer », qui sont des « styles créatifs » soigneusement mis au point par l’équipe de DxO pour donner un look unique à vos photos.

DxO Optics Pro est un logiciel de post-traitement pour toutes vos images, que vous soyez débutant ou plus avancé. DxO repose sur un principe exclusif : la calibration préalable du matériel photographique. Chaque combinaison boîtier/objectif possède un ensemble de corrections dédiées. C’est dans les modules optiques DxO que sont stockés les paramètres de ces corrections. DxO Optics Pro est capable de corriger automatiquement vos images en un clic grâce aux autoréglages. Par défaut, l’autoréglage DxO Standard est appliqué à l’ouverture d’une image. Il existe une trentaine d’autoréglages différents, dédiés à divers contextes comme les paysages ou les portraits. La bibliothèque d’autoréglages est riche et permet de prévisualiser les corrections avant d’appliquer.

DxO Optics Pro vous permet de traiter des images JPEG et RAW dans un flux de travail non destructif. L’interface est intuitive: l’explorateur de sources à gauche et l’explorateur d’images en bas. Commencez par l’autoréglage « DxO Standard » pour démarrer rapidement. Puis utilisez les outils de correction de la palette Outils essentiels qui propose balance des blancs, exposition, contraste, couleur, réduction de bruit et recadrage. Les corrections de l’exemple ci-dessous illustrent des cas courants comme l’exposition, le bruit, le piqué et la distorsion, avec des résultats visibles après exportation.

DxO Optics Pro convient à une large audience, des amateurs aux professionnels, grâce à une base de corrections automatiques solide et à un point de départ fiable pour la correction des images RAW.

illustrations corrélation boîtier objectif et corrections

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