Le texte justifié est excellent : il est propre et ordonné et, malgré son apparente rigidité, il peut donner naissance à des designs incroyablement originaux et originaux, tout en créant une typographie parmi les plus lisibles et accessibles possible.
Cliquez sur l'icône burger de la fenêtre Paragraphe et sélectionnez Justification. Les paramètres devraient apparaître. Réglez l'espacement minimum/souhaité/maximum entre les mots à 85 %/100 %/130 %, l'espacement entre les lettres à -3 %/0 %/3 % et la mise à l'échelle des glyphes à 97 %/100 %/103 %. Assurez-vous que l'option Aperçu est sélectionnée pour visualiser les effets en temps réel.
Et hop ! Conseil : Assurez-vous d'activer les violations H+J dans les préférences d'InDesign pour identifier les points à améliorer. Comme vous pouvez le constater, après avoir implémenté le paramètre de justification, le bloc de texte est beaucoup plus lisible, accessible et esthétique.
Utiliser judicieusement les césures peut favoriser la fluidité de votre texte. Cependant, il est important de savoir où les utiliser. Vous pouvez les éviter complètement si vous le souhaitez, mais il peut arriver qu'un seul trait d'union bien placé en fin de ligne transforme une ligne très vide en une ligne parfaitement espacée.
En général, évitez d'utiliser plus de deux traits d'union sur des lignes consécutives : cela perturbe la fluidité visuelle du texte. Il est également judicieux de vérifier que l'endroit où vous coupez un mot et le transférez à la ligne suivante est cohérent. Par exemple, « hyphen-ate » est plus approprié que « h-yphenate », ce dernier étant tout simplement déroutant pour quiconque lit ce « h » isolé sur une ligne. En règle générale, il est conseillé de ne pas utiliser de césure sur la première ligne d'un paragraphe. Soyez donc vigilant !
Ce n'est pas le crime le plus grave au monde, mais c'est généralement plus joli quand les mots courts comme « je » ou « a » ne se trouvent pas en fin de ligne. Cliquez avant la lettre et faites-la revenir à la ligne suivante avec Maj+Entrée. Un orphelin est un mot isolé ou une courte ligne à la fin d'un paragraphe, isolé du reste du texte sur la ligne, la page ou la colonne suivante. Laissé seul, un orphelin peut donner au paragraphe et à la page un aspect désordonné, brouillon et déséquilibré. C'est parfois inévitable, mais la plupart du temps, un petit réaménagement suffit. Veillez simplement à ce qu'il y ait au moins deux mots sur la dernière ligne, ou (au minimum) un mot très long.
Vous pouvez voir comment dans cet exemple, « non ? » Le contrôle des espaces (chasse, justification, etc.) est le lieu d'une divergence historique entre XPress et InDesign. Tandis qu'InDesign propose une douzaine d'espaces distinctes qui semblent emprisonnées dans leur sémantique Unicode, XPress a souvent été considéré comme un outil plus flexible du fait qu'il ouvre à l'utilisateur le pouvoir de définir lui-même les valeurs d'espacement et les plages de variation dont il a besoin.
Une espace est un caractère blanc susceptible de varier en largeur (chasse) en fonction de plusieurs paramètres : le caractère utilisé (évidemment), le corps et la fonte dans lesquels il est composé, le mode de justification de la ligne qui le contient, les valeurs d'intermots spécifiés par l'utilisateur, et même parfois le mode de crénage (optique vs métrique).
InDesign ne possède pas d'espace mesurée « dans l'absolu » comme il s'en employait dans la typographie au plomb. Par exemple, vous ne disposez pas d'un caractère dont la chasse serait figée à 1 point indépendamment du contexte. Au minimum, une espace dépend du corps dans lequel elle est composée (vulgairement la « taille » du caractère).
Note. - Observons en passant que si l'espace cadratin mesure toujours exactement un cadratin, il n'en va pas toujours de même du (prétendu) tiret cadratin, dont le glyphe et l'œil dépendent de la fonte utilisée. Un second paramètre crucial est la faculté, pour certaines espaces, d'augmenter ou de réduire leur chasse effective lorsqu'elles habitent une ligne justifiée. C'est singulièrement la propriété de l'espace mot usuelle (produite par la barre d'espace), qui pour cette raison est qualifiée de justifiante.
Note. - Il n'existe pas d'autre espace justifiante, à l'exception peut-être de l'espace dite « sans alinéa », ou flush space, qui pourrait se décrire comme une espace insécable justifiante dégénérée en ce sens qu'elle creuse des trous béants dans les lignes justifiées. Au chapitre des espaces mot, il reste à mentionner l'espace insécable non justifiante, dite « espace insécable (chasse fixe) » depuis CS3. Comme son nom l'indique, elle est insécable mais conserve toujours la chasse par défaut de l'espace mot.
Précisons ce que nous appelons chasse par défaut. Cette valeur correspond visuellement à la largeur du blanc tel qu'il apparaît ou apparaîtrait dans une ligne non justifiée, et elle est calculée de la même façon pour les trois spécimens que nous avons décrits jusqu'ici sous le terme d'espace mot (espace usuelle, espace insécable justifiante, espace insécable fixe). Fixé par défaut à 100 %, ce coefficient agit sur les espaces mot - et seulement elles ! - qu'elles soient en contexte justifié ou non justifié. La chasse par défaut qui en résulte est : opt × E, où opt désigne l'intermots optimum et E la mesure du caractère d'espace telle que fixée dans la fonte de travail.
Ainsi, en Garamond 12 réglé sur un intermots optimum de 100 % (= 1), la chasse par défaut de l'espace est de 1 × 12 / 4, soit 3 points. (Ce sera notamment la largeur effective de l'espace insécable fixe.) Dans le même corps, si vous hissez l'optimum à 125 %, la chasse par défaut passera à 1,25 × 3, soit 3,75 points. Note. - Les valeurs d’intermots sont comprises entre 0 % et 1 000 %. On retiendra donc que la valeur de référence des espaces mots est tributaire à la fois du corps, de l'intermots et de la police utilisée.
En dehors des trois espaces mot, InDesign offre une panoplie d'espaces dédiées à la typo d'orfèvrerie que nous qualifierons d'espaces inflexibles en ce sens qu'elles ne sont pas impactées par les valeurs d'intermots ni par la police de caractères. Un reproche communément exprimé à l'encontre des espaces inflexibles est… leur inflexibilité ! À savoir qu'il n'est pas possible de redéfinir directement leur chasse, ni de les rendre modérément justifiantes en ménageant une légère plage de variation autour de leur valeur de référence. InDesign offre enfin deux caractères très ciblés : l'espace dite « tabulaire » ou « lisible » et l'espace dite « de ponctuation » (U+2007 FIGURE SPACE et U+2008 PUNCTUATION SPACE).
Note. - Par défaut il semblerait que la chasse du caractère 0 soit attribuée à l'espace tabulaire. C'est du moins ce qui est indiqué dans un des fichiers de configuration fournis aux développeurs InDesign. De son côté, l'espace de ponctuation épouse automatiquement la chasse du point dans la fonte et le corps courant, avec des exceptions selon les polices exotiques.
Il est aisé de modifier la chasse des espaces « inflexibles » par le truchement d'un style de caractère. Ce qui manque cependant à notre solution, c'est qu'elle ne permet pas de rendre relativement justifiante une espace inflexible. Par exemple, le maquettiste apprécierait de moduler la chasse de l'espace fine qu'il utilise près des guillemets afin que cette espace accepte de chasser légèrement dans le contexte d'une ligne justifiée, pour favoriser une meilleure répartition des blancs. Mais nous nous heurtons ici à une limite d'InDesign : tous ses caractères inflexibles sont intrinsèquement non justifiants.
La capture ci-dessus présente le résultat de ce petit bricolage. Comme vous l'apercevez, l'espace mot insécable justifiante a été débauchée de sa mission naturelle. On l'emploie dans le sillage des guillemets en lieu et place d'une espace fine. Le bénéfice est que si une ligne est outrageusement espacée sous l'effet de la justification, notre simulâcre d'espace fine tolère une légère élasticité. On fabrique tout d'abord un style de caractère EspaceGuillemets (30%) qui attribuera aux caractères cibles une largeur horizontale de 30 %. Puis on crée ensuite deux règles de style GREP dans le style de paragraphe hôte pour capturer les espaces insécables adjacents aux guillemets.
La typographie, c’est l’art d’assembler des caractères pour former des mots, puis des phrases. On connaît tous les différents espaces qui séparent les mots, mais aujourd’hui nous allons parler de l’espace comprise entre les caractères et comment modifier son crénage et son approche. Pour maîtriser vos espaces dans votre typographie, il y a deux termes à connaître : l’approche et le crénage. L’approche, aussi appelée interlettrage, consiste à ajouter de l’espace entre les caractères pour étirer un mot. Le crénage ou approche de paire consiste à ajuster l’espace entre les caractères de façon individuelle. Le crénage est utilisé automatiquement sur les lettres dont les espaces sont particulièrement visibles comme V, W et Y.
Le crénage métrique : intégré au tableau de crénage de votre police, c’est le paramètre par défaut. Ces combinaisons de lettres s’associent souvent très mal avec les autres caractères. Le crénage est l’un des aspects les plus importants de la typographie. Il permet aux lettres de se détacher les unes des autres, ce qui rend la typographie plus lisible et aide à créer un rythme. Le crénage peut aussi fixer les bords des caractères et créer des contrastes subtils avec les arrière-plans.
Le crénage est une technique de mise en forme qui consiste à ajouter des retraits aux marges intérieures et extérieures d’un document. Pour créer un crénage, déterminez la largeur désirée, ouvrez les paramètres de votre logiciel et ajustez les valeurs dans la section Marges ou Crénage. Le crénage peut être utilisé sur des tableaux ou des blocs de texte pour obtenir un rendu plus équilibré.
En composition justifiée, la division des mots se fait souvent par le trait d’union. Il serait difficile d’obtenir un gris typographique uniforme en ayant chassé toutes les césures. Les lettres abréviatives du patronyme nécessitent parfois une césure manuelle via Tiret conditionnel. Pour ouvrir le panneau, allez dans Menu → Texte et tableau → Article. Sélectionnez votre texte et cochez Alignement optique des marges afin d’obtenir une distribution plus régulière des mots et des espaces.
