Mise en oeuvre du preset perms et ses enjeux opérationnels

portalcenter.cl

Les permissions de sortir ont pour objet de préparer la réinsertion sociale ou professionnelle des personnes condamnées incarcérées, de leur permettre de maintenir des liens familiaux, de participer à un événement familial exceptionnel (tel qu’une naissance), d’accomplir des démarches ou de répondre à une obligation exigeant leur présence à l’extérieur (rendez-vous médical, vote, convocation devant une juridiction…).

Outils d’insertion, elles servent aussi d’éléments d’appréciation du comportement du condamné et des possibilités d’octroi d’autres mesures d’aménagement de peine. Les autorisations de sortie sous escorte relèvent, en revanche, d’une autre logique. Elles ont vocation à rester exceptionnelles.

Cadre légal et critères d’éligibilité

Une permission de sortir est l’autorisation donnée à une personne condamnée de s’absenter d’un établissement pénitentiaire pendant un laps de temps déterminé. Durant cette période, la peine d’emprisonnement n’est pas interrompue. La durée de la permission fait partie du temps de peine considéré comme exécuté (article 723-3 du code de procédure pénale).

Elle ne peut se dérouler que sur le territoire national (article D142 du code de procédure pénale). Seules les personnes condamnées peuvent bénéficier d’une permission de sortir ; les personnes en détention provisoire ne peuvent y accéder. Certains condamnés en sont également exclus : ceux soumis à une période de sûreté (article D142-1 du code de procédure pénale) et ceux condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité non commuée (hors l’hypothèse d’une permission accordée à titre probatoire d’une libération conditionnelle).

Les personnes faisant l’objet d’une interdiction de séjour dans une localité, ou un département, ne peuvent par ailleurs prétendre à une permission de sortir dans la zone interdite. Cette règle peut toutefois être écartée si la juridiction d’application des peines procède à une suspension temporaire de l’interdiction, le temps de la mesure.

La plupart des permissions de sortir sont, en outre, soumises à des conditions d’exécution de peine : un temps de détention déterminé doit avoir été effectué avant de pouvoir y prétendre. Ce délai varie selon le motif de la permission, la situation pénale et le type d’établissement pénitentiaire.

Cas particuliers pour les étrangers et les mineurs

Les détenus étrangers frappés d’une peine complémentaire d’interdiction du territoire français (ITF) peuvent bénéficier d’une permission de sortir pour préparer une demande de relèvement de l’interdiction (article 131-30 du code pénal). Cette possibilité a été ouverte par une loi du 26 novembre 2003, qui a rendu caduque la jurisprudence de la Cour de cassation qui considérait qu’une ITF était incompatible avec une permission de sortir (Crim. 25 mars 1987, n°86-95595).

La mesure a vocation à leur permettre de réunir les justificatifs et documents nécessaires à la préparation de la demande de relèvement. Et, dans une interprétation large, le maintien des liens familiaux et la recherche d’un emploi peuvent être retenus comme des éléments de nature à nourrir la demande.

En revanche, aucun texte spécifique n’a été prévu pour permettre à un étranger frappé d’une mesure d’éloignement de prétendre à une permission de sortir pour préparer une demande d’abrogation. Les personnes sans titre de séjour peuvent, quant à elles, bénéficier d’une permission de sortir à l’instar des autres condamnés. Durant la mesure, l’irrégularité de leur situation au regard des règles d’entrée et de séjour sur le territoire ne peut leur être opposée par les services du ministère de l’Intérieur, car l’ordonnance du juge de l’application des peines est suffisante pour justifier leur présence sur le territoire sans titre de séjour valable.

Cependant, en pratique, peu de permissions sont accordées aux étrangers en situation irrégulière, même pour constituer une demande de titre de séjour. Ce type de permission de sortir vise à favoriser les relations des personnes condamnées avec leurs proches et préparer leur réinsertion sociale et professionnelle. Elles ont vocation à être régulières et peuvent durer plusieurs jours.

Durée, objectifs et déroulement

Elles peuvent permettre de retrouver le cadre familial, hors des contraintes imposées aux parloirs ; de rencontrer des organismes ou structures de réinsertion sociale, voire d’effectuer un séjour d’adaptation dans un futur lieu d’accueil, avant d’y résider plus longuement. Certains condamnés peuvent en bénéficier sans conditions de délai, quel que soit le stade d’exécution de la peine. Il s’agit de ceux qui exécutent une ou plusieurs peines d’emprisonnement dont la durée ne dépasse pas un an et des condamnés incarcérés dans les structures d’accompagnement vers la sortie.

En dehors de ces cas, des seuils d’exécution de peine sont fixés pour pouvoir en bénéficier. S’il s’agit d’un centre de détention, le critère est plus souple. La durée de la permission varie aussi selon le type d’établissement.

Les termes « obligation exigeant la présence du condamné » recouvre plusieurs hypothèses : la convocation devant une juridiction ou un organisme concourant au service public (préfecture, Pôle emploi, caisse d’assurance maladie, etc.).

Dates, motivation et procédure

La demande est généralement adressée au greffe du juge de l’application des peines, ou du juge des enfants s’il s’agit d’un mineur. Elle peut être faite par déclaration écrite auprès du directeur de la prison, ou par lettre recommandée avec accusé de réception. La requête doit préciser les dates, les lieux, les motifs et l’identité de l’hébergeant. Des justificatifs peuvent être produits (certificat d’hébergement, rendez-vous programmé, entretien d’embauche, etc.).

La décision est prise par JAP après avis de la commission d’application des peines (CAP), à laquelle participent notamment un membre de la direction de la prison et un représentant du service pénitentiaire d’insertion et de probation. En cas d’urgence, le JAP peut se passer de l’avis de la CAP.

Pour instruire la demande, le JAP dispose de larges pouvoirs d’investigations et peut diligenter des expertises (psychiatrique, psychologique, médicale) et solliciter des synthèses socio-éducatives. Il peut aussi ordonner une enquête de personnalité et d’environnement et envoyer des avis pour obtenir les observations des parties concernées. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation peut effectuer des vérifications sur la situation matérielle, familiale et sociale et évaluer la faisabilité et le sérieux de la permission envisagée.

La présence du condamné n’est pas obligatoire en CAP, mais le JAP peut décider de le faire comparaître. Des dispositions particulières existent en matière d’expertise, notamment lorsque le suivi socio-judiciaire est en jeu ou lorsque des enquêtes spécifiques sont requises.

Cas particuliers et temporalité

Les juridictions peuvent subordonner l’octroi d’une libération conditionnelle à l’exécution d’une ou plusieurs permissions de sortir, et les permissions ne répondent à aucune condition de délai en dehors des cadres juridiques fixés pour les mineurs ou les cas spécifiques.

Pour les mineurs, les permissions existent dans des conditions plus souples et couvrent des motifs tels que le maintien des liens familiaux, la préparation de la réinsertion, des rendez-vous médicaux, des examens scolaires, des activités sportives ou culturelles, ou l’accomplissement d’obligations à l’extérieur. La durée maximale pour le maintien des liens familiaux ou la préparation de la réinsertion peut aller jusqu’à cinq jours, voire dix jours par an pour les mineurs, quel que soit l’établissement.

Des permissions peuvent être accordées les samedis, dimanches et jours fériés pour les personnes en semi-liberté ou en placement à l’extérieur.

Éléments pratiques et évolutions récentes

Les pratiques varient selon les juges et les établissements et évoluent vers une logique de progressivité et de personnalisation des permissions.

Avant 2016, le cadre se rapprochait de celui des rendez-vous d’insertion professionnelle; après le décret du 14 septembre 2016, les conditions se sont durcies et les permissions ciblent les situations où la présence est impérative et indépendante de la prison (circulaire du 19 janvier 2017).

La réforme visait aussi à favoriser les liens familiaux et la réinsertion en privilégiant des autorisations répétées et adaptées, tout en encadrant strictement les motifs et les justificatifs.

Règles de gestion et bonnes pratiques

La gestion des habilitations et des perm sets est centrale dans les systèmes d’information modernes. Bien que le texte ci-après traite d’un cadre différent (Salesforce), il illustre l’importance des contrôles d’accès, des profils et des ensembles de permissions dans tout projet d’infrastructure humaine et informatique.

Dans Salesforce, deux notions essentielles sont au cœur: les profils et les ensembles de permissions. Les profils établissent les autorisations de base, tandis que les ensembles de permissions accordent des permissions additionnelles sans modifier le profil, permettant une approche plus flexible et évolutive.

Un seul profil par utilisateur est nécessaire lors de la création, mais les utilisateurs peuvent recevoir plusieurs ensembles de permissions. Cette modularité permet de répondre à l’évolution des responsabilités sans multiplier les profils.

Le principe du moindre privilège (PoLP) guide la conception des ensembles de permissions et des groupes d’ensembles de permissions pour limiter les accès au strict nécessaire. Des pratiques recommandées incluent l’identification des personas, la décomposition des ensembles, le regroupement logique des permissions, et l’usage raisonné des droits tels que « Modifier Tout » et « Voir Tout ».

Autres points clés: convention de nommage, sécurité au niveau du champ, utilisation du profil standard Minimum Access lorsque possible, et gestion automatisée des accès via des User Access Policies introduites récemment par Salesforce.

Les meilleures pratiques concluent que les ensembles de permissions deviennent la norme et que les profils pourraient devenir obsolètes dans l’architecture des autorisations, avec une transition progressive vers une gouvernance par ensembles de permissions et politiques d’accès utilisateur automatisées.

Pour résumer les éléments techniques de gestion des autorisations, voici les grandes lignes: les permissions contrôlent l’accès à des objets, champ, application et fonctionnement système; les ensembles de permissions permettent d’étendre les droits sans toucher au profil; et l’approche PoLP guide l’allocation des droits en fonction du rôle et des besoins réels.

graphique-hierarchy-permissions

tags: #pour #mettre #en #oeuvre #le #preset