Masquer le menu DxO PhotoLab : compréhension, astuces et comparaison avec Lightroom Classic

DxO PhotoLab est présenté comme « un développeur RAW d’exception » avec une couche moderne d’outils, dont le masquage par IA, et une licence perpétuelle sans abonnement. Le logiciel organise son interface autour de deux onglets principaux: Photothèque et Personnaliser, permettant respectivement de cataloguer et de développer les images sans importer les fichiers dans une base de données centralisée.

Une philosophie sans importation et une navigation directe dans les dossiers

La philosophie « sans importation » est fondatrice: PhotoLab s’appuie directement sur le système de fichiers de l’ordinateur et permet de naviguer dans les dossiers comme dans un explorateur, sans catalogue maître obligatoire. Le panneau de gauche affiche tous les dossiers et, en un clic, les vignettes apparaissent dans la fenêtre principale. On peut régler la taille des vignettes et basculer en mode viewer pour évaluer les clichés rapidement. Le flux démarre directement sur la Photothèque, où l’on choisit une source, un dossier ou un projet avant de passer au traitement.

Les cinq éléments clés de l’interface de la Photothèque sont: la barre de commande, l’explorateur de sources, l’explorateur d’images (vignettes), le panneau de droite (Histogramme, Métadonnées, Mots-clés) et le viewer. Le tri quotidien repose sur des outils DAM (Notes en étoiles, étiquettes couleur, drapeaux pick/reject) qui permettent de marquer et de filtrer rapidement les images. La visionneuse offre des boutons avant/arrière pour naviguer image par image et faciliter le tri et la comparaison.

La fonction de recherche repose sur les métadonnées EXIF/IPTC et sur l’indexation des dossiers visités. La recherche peut combiner de nombreux critères (focale, ouverture, vitesse, ISO, date, note, mots-clés, nom de fichier, etc.). Notez que les mots-clés restent stockés dans la base interne de PhotoLab et peuvent être exportés dans les métadonnées lors de l’export, ou lus depuis les fichiers XMP des JPEG/TIFF si présents.

Projets, piles et renommage par lots : organisation et flux de travail

Les « Projets » fonctionnent comme des Collections et permettent de regrouper des images issues de dossiers différents. L’empilement (stacking), introduit dans la v9, aide à regrouper visuellement des images apparentées (bracketing, rafales). Le renommage par lots offre un contrôle complet sur les noms des fichiers originaux et traités, basé sur les métadonnées, l’EXIF ou du texte personnalisé, avec sauvegarde de presets.

DxO PhotoLab v9 apporte aussi la prise en charge des formats Apple HEIC/HEIF et ProRAW d’iPhone. En comparaison avec Lightroom Classic, PhotoLab privilégie une simplicité de flux (emphase sur l’importation évitée), tandis que Lightroom offre un catalogue centralisé et des outils avancés pour gérer de très grandes bibliothèques.

Comparaison des modules: Photothèque vs Catalogue

Photothèque (DxO PhotoLab):

  • Navigation directe dans les dossiers sans importation.
  • Stockage des mots-clés dans la base interne et exportation dans les métadonnées à l’export.
  • Mots-clés hiérarchisés et gestion dans une interface fluide mais plus légère.
  • Recherche limitée par l’index de PhotoLab (les dossiers indexés).

Catalogue Lightroom Classic:

  • Catalogue centralisé et indexation robuste qui suit les fichiers déplacés.
  • Gestion avancée des collections dynamiques et des versions virtuelles.
  • Indexation complète du catalogue et meilleure gestion des bibliothèques volumineuses.

En résumé, le module de catalogage de PhotoLab est plus rapide et simple, privilégiant une absence d’importation, mais il est plus limité face à Lightroom pour les gros catalogues. Pour beaucoup d’utilisateurs, la simplicité de PhotoLab est un atout quotidien; pour des bibliothèques très vastes, Lightroom peut rester plus robuste.

Le module Personnaliser : retouche et dématriçage

Le module Personnaliser concentre le développement sur le panneau de droite, avec des palettes comme Outils essentiels, Lumière, Couleur, Détail, Géométrie, et éventuellement ViewPoint et FilmPack. Un champ de recherche d’outils permet de filtrer rapidement les corrections nécessaires. Depuis PhotoLab 4, l’interface filtre les corrections par catégorie pour afficher uniquement les outils qui modifient réellement l’image.

Dématriçage et débruitage: cœur de DxO

Le dématriçage (dématriçage) transforme les données brutes en image couleur et est l’un des points forts historiques de DxO. PhotoLab 9 met en avant DeepPRIME XD3, le moteur de dématriçage et de débruitage par apprentissage automatique, désormais disponible pour tous les capteurs X-Trans de Fujifilm. Selon DxO, XD3 améliore la récupération du détail et la suppression du bruit en basse lumière, faisant partie des solutions les plus avancées du marché pour Fujifilm. Des tests indépendants soulignent que PhotoLab peut surpasser Adobe Camera RAW dans les rendus RAW, notamment dans les scènes à ISO élevé.

Le débruitage DeepPRIME est unanimement reconnu comme l’un des meilleurs de l’industrie, avec des niveaux DeepPRIME, DeepPRIME XD2s et DeepPRIME XD3. Sur les performances, DeepPRIME XD2s est environ deux fois plus rapide que Denoise d’Adobe, et DeepPRIME XD3 environ six fois plus rapide sur Mac; toutefois, avec des GPU modestes, l’attente peut être longue et le rendu final ne se révèle pleinement qu’à l’export ou via la loupe. Une nouveauté majeure de la v9 est l’application locale du débruitage et de l’optimisation de netteté pour les ombres et les détails, permettant de préserver le sujet tout en lissant l’arrière-plan.

Réglages de la lumière et de la couleur

La palette Lumière comprend DxO Smart Lighting pour équilibrer automatiquement les ombres et hautes lumières selon la scène, et DxO ClearView Plus pour réduire la brume et renforcer le contraste local. Les réglages couvrent la courbe des tonalités et des outils spécifiques pour la priorité des hautes lumières, avec les paramètres classiques (contraste, micro-contraste, hautes lumières, ombres, noirs, blancs). En matière de couleur, PhotoLab propose un contrôle complet: Balance des blancs, HSL, DxO ColorWheel pour les teintes, Vibrance, Saturation, LUT et profils, et des options de virage et de split toning si DxO FilmPack est activé. Le mélangeur de canaux est plus limité que chez Adobe, mais offre une précision suffisante pour un rendu fidèle ou créatif.

Réglages de la netteté et de la géométrie

La netteté se compose de DxO Lens Sharpness (nettoyage et correction automatique des défauts optiques via les profils de l’objectif) et de la netteté de sortie avec un Unsharp Mask. Depuis la v9, la netteté et l’application de corrections peuvent être localisées dans les masques et contrôlées séparément, offrant un travail précis sur des zones spécifiques.

La géométrie permet des corrections de recadrage, d’horizon et de distorsion, et propose des outils avancés via DxO ViewPoint (vu comme module optionnel). ViewPoint gère keystoning, correction de déformation, perspective et effet miniature. Le détourage et les masques locaux (Control Points, Control Lines, Graduated Filter, Brush, Hue Mask, Luminosity Masks) s’enrichissent des masques de contraste et des corrections locales, et permettent d’appliquer DeepPRIME et l’optimisation locale de netteté. Des critiques notent que les options liées à la perspective et à la déformation peuvent être vendues séparément, ce qui est parfois perçu comme un coût additionnel par rapport à certaines intégrations gratuites chez d’autres éditeurs.

Utilisation pratique et conseils

Utiliser PhotoLab sans importer les fichiers peut accélérer le flux de travail, mais implique une réindexation nécessaire si les images sont déplacées ou modifiées à l’extérieur. Pour les corrections locales, les masques permettent une édition fine avec des transitions naturelles. L’export peut intégrer les mots-clés PhotoLab dans les métadonnées finales, et les mots-clés présents dans d’autres fichiers XMP peuvent être importés et utilisés par PhotoLab lors de la recherche ou de l’export.

À retenir, la comparaison avec Lightroom Classic met en avant des philosophies et des forces différentes: PhotoLab privilégie la simplicité et la qualité de dématriçage, tandis que Lightroom excelle dans la gestion lourde de bibliothèques et les flux de travail collaboratifs via des catalogues dynamiques et des versions virtuelles.

illustration comparaison PhotoLab Lightroom

Commencer avec DxO PhotoLab 8

En choisissant PhotoLab, on bénéficie d’un éditeur RAW puissant, sans abonnement, avec une interface qui privilégie l’accès direct aux fichiers et une approche DAM intégrée mais légère. Pour ceux qui priorisent un catalogue robuste et une gestion de très grandes bibliothèques, Lightroom Classic peut rester le choix privilégié.

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