Synopsis Après la mort de plusieurs Chevaliers d'Or au Sanctuaire, nous retrouvons de nouveau Tenma de Pégase, Yato de la Licorne et Yuzuriha de la Grue. Ces derniers continuent leur route vers le château d'Hadès, en Italie, là où tout avait commencé. Nos Chevaliers d'Athéna vont se retrouver face aux armées des dieux jumeaux Thanatos et Hypnos. Leur parcours sera semé d'embûches à travers la forêt sinistre menant au château du roi des enfers.
Critiques Fidèle à la première saison, on retrouve ici une animation de qualité hors pair (cosmos, qualité des armures) et des combats toujours plus impressionnants. Les personnages ne sont pas en reste, notamment les Chevaliers d'Or. C'est ainsi qu'on commence avec un Manigoldo du Cancer et son caractère fonceur, un peu sadique et sarcastique (n'hésitant pas à parler familièrement à un dieu en lui promettant de le « défoncer »). De même, on fait connaissance avec El Cid du Capricorne, véritable lame vivante et guerrier implacable. En résumé, ce sont les Chevaliers d'Or qui sont les plus mis en avant ; quant au héros, Tenma, il « subit » les événements et joue plus le rôle de spectateur. Cependant, son courage et sa détermination sont mis à rude épreuve face à de terribles adversaires. D'ailleurs, les dieux jumeaux entrent directement en scène, et on trouve notamment un Hypnos plus machiavélique que jamais. Quant à Alone/Hadès, à l'image d'un certain Dark Vador, il sombre petit à petit dans le mal absolu. C'est la saison qui prépare l'ultime bataille où chacun doit trouver un camp, surmonter ses doutes, et qui complexifie un peu cet univers assez manichéen à travers des personnages comme Kagaho du Bénou (absent cette saison) ou Sisyphe du Sagittaire. La série n'oublie pas sa petite touche d'humour, à travers des personnages comme Manigoldo ou des nombreuses prises de tête entre Yato et Tenma, qui détend considérablement une atmosphère aussi sombre. Yuzuriha et Yato ne sont pas ici que de simples adjudants, Shiori Teshirogi prend également la peine de développer leur histoire, notamment celle de Yuzuriha. À noter aussi le développement de Sasha/Athéna, qui bouge, dirige son armée, s'implique et change radicalement du cliché de demoiselle en détresse véhiculé par Saori (incarnation d'Athéna au XXe siècle) dans Saint Seiya. On sent d'ailleurs vraiment l'aspect d'une vraie guerre avec l'assaut du château d'Hadès, qui diffère grandement du combat dans l'œuvre originale. Cependant, on peut reprocher à l'auteur de reproduire certains défauts de Kurumada en ce qui concerne la personnalité de certains méchants (en l'occurrence les dieux des Rêves), qui ne sont pas très travaillées. On peut également lui reprocher de reproduire le même schéma que dans la première saison : on présente rapidement un Chevalier, sa personnalité et son histoire, mais ce dernier ne dure jamais bien longtemps. Quant à Shion et Dôko, ils ne servent pas à grand-chose. Au final, pour ma part, c'est, comme la première, une très bonne saison, très divertissante, qui renouvelle quasiment à merveille l'œuvre de Kurumada et qui nous fait presque oublier les OAV « bâclées » d'Inferno et d'Elysion de la saga Hadès.
Saint Seiya : The Lost Canvas, Meiou Shinwa, Dai ni Shou poursuit l'histoire du premier volet jusqu'aux deux tiers du tome 11 de Saint Seiya : The Lost Canvas. La seconde saison bénéficie de nombreux ajouts par rapport au récit initial auxquels Shiori Teshirogi est étroitement associée. Plusieurs scènes supplémentaires ont été écrites par ses soins en y incluant notamment le Yuzuriha Gaiden, manga de 38 pages publié en 2009.
Épisodes et structure La saison comprend 13 épisodes et suit les titres: S2 E1 - La forêt de la mort, S2 E2 - Si nous pouvions revenir à ce jour, S2 E3 - Dieux et pions, S2 E4 - Rebut, S2 E5 - Je veux que tu vives, S2 E6 - L'épée solitaire, S2 E7 - La prison des rêves, S2 E8 - Au-delà du rêve, S2 E9 - La voie du devoir, S2 E10 - L'épée sacrée, S2 E11 - L'heure de la bataille sanglante, S2 E12 - De bien nombreuses lunes, S2 E13 - Reste fidèle à toi-même.
Contexte et originalité La série montre l’assaut du château d’Hadès et propose une guerre plus marquée par les enjeux que dans l’œuvre originale. Le duo Tenma-Alone est placé au cœur des tensions, tandis que Sasha/Athéna évolue dans sa responsabilité et s’éloigne des clichés traditionnellement associés à Athéna. Il s’agit aussi d’un renforcement du rôle des Chevaliers d’Or, notamment par le biais de personnages comme Manigoldo et El Cid, et par l’introduction progressive de nouveaux éléments scénaristiques issus de l’univers de Shiori Teshirogi.
Limites et critiques Certaines faiblesses reprochées concernent la reproduction de certains défauts des antagonistes, notamment les dieux des Rêves, qui manquent selon certains critiques de profondeur. D’autre part, la structure narrative réutilise un schéma similaire à la première saison, avec une présentation rapide des personnages et une progression qui peut sembler limitée dans la longévité de leurs arcs. Shion et Dôko, quant à eux, apparaissent peu utiles à l’intrigue principale.
Conclusion personnelle et continuité En définitive, c’est, comme la première saison, une très bonne saison, très divertissante, qui renouvelle quasiment à merveille l’œuvre de Kurumada et qui nous fait presque oublier les OAV « bâclées » d’Inferno et d’Elysion de la saga Hadès. La saison 2 s’inscrit comme une étape clé de la saga Lost Canvas et prépare l’ultime bataille, avec une tension croissante autour des choix des personnages et de leur loyauté envers Athéna.
Éléments additionnels et développements
Résumé et continuité Ici The Lost Canvas narre la Guerre Sainte qui eut lieu 100 ans avant les événements décrits dans Saint Seiya. À l'époque, Alone et Tenma sont les meilleurs amis du monde, bien que différents. Le premier est d'un calme et d'une gentillesse sans égal, le second est un garçon à l'esprit bien trempé, toujours prêt à venir en aide aux plus faibles. Pourtant, tous deux vont se retrouver face-à-face lorsque l'esprit d'Hadès va prendre le contrôle d'Alone et que Tenma va devoir revêtir l'armure de Pégase.
Casting et continuité Thème et création Shiori Teshirogi est libre de créer sa propre histoire et y a inséré des éléments scénaristiques considérés comme plus modernes. Saint Seiya - The Lost Canvas dont les bases du scénario ont été créées par Masami Kurumada s’inscrit dans l’univers fictif de Saint Seiya et est écrit et mis en image par Shiori Teshirogi. Cette série raconte une histoire se déroulant en parallèle à celle de Saint Seiya: Next Dimension.
Prolongements et accessibilité La seconde saison s’accompagne de nombreux ajouts et d’un éventail de scènes supplémentaires. Le récit est disponible sur diverses plateformes et rappelle les débuts de Mangas et les sorties en DVD qui ont marqué la période.
